Emmanuel Macron s'était engagé à mener la réforme du mode d'élection des députés. Face à la crise sanitaire, il pourrait cependant renoncer.
Cette réforme essentielle qu'Emmanuel Macron est en train d'enterrer discrètementAFP

"Il est trop tard", croit savoir un conseiller gouvernemental visiblement assez à l'aise avec l'idée d'abandonner certaines des promesses du président de la République. L'anonyme - son nom n'est pas communiqué - a été interrogé par Le Figaro au sujet de l'une des réformes les plus souvent reportées - voire enterrées - de l'histoire récente de la Vème République : celle du mode de scrutin relatif à l'élection des parlementaires siégeant à l'Assemblée nationale. En somme, la réforme de la proportionnelle.

Avant Emmanuel Macron, ils étaient déjà deux à s'être engagés à la mener. Les présidents en question partagent entre eux un autre point commun : ils n'ont fait qu'un seul mandat. Il s'agit bel et bien de François Hollande et Nicolas Sarkozy. A en croire les informations du quotidien national, le chef de l'Etat prendrait en effet la même route. Le dossier, reconnaît d'ailleurs Gabriel Attal - le porte-parole du gouvernement -, "n'est pas le dossier en haut de pile". Les alliés de La République en Marche qui plaidaient pour cette évolution ont-ils du soucis à se faire…? Peut-être.

François Bayrou prêt à faire pression sur Emmanuel Macron pour qu'il tienne sa promesse ?

"Ca faisait partie de notre alliance", rappelait récemment  François Bayrou, sur le plateau du "Grand Jury" (RTL, Le Figaro, LCI), évoquant la proportionnelle. Et lui d'insister : "C'est un des engagements de campagne [d'Emmanuel Macron]".

Accusé de mettre la pression sur le président de la République, le centriste répond qu'il ne menacera pas LREM de quitter la majorité. "Je ne fais pas de chantage", a précisé le Haut-Commissaire au Plan, pour qui on ne peut cependant "pas continuer comme ça, avec un Parlement dont les électeurs se détachent, ne participent plus aux élections et, lorsqu'ils ont une difficulté avec une décision avec une décision qui va être prise, n'ont plus qu'une chose à faire : manifester, aller vers les blocages, les grèves et les violences".

Mais pourquoi Emmanuel Macron s'entêterait-il à refuser une mesure qu'il a dit juger nécessaire ? Explications.

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