Deux ans et demi après son élection, Emmanuel Macron aborde la deuxième phase de son quinquennat. Après une multitude de réformes et plus encore de promesses, le président a-t-il tenu ses engagements ?
Bilan de mi-mandat : ce qu’Emmanuel Macron a promis, ce qu’il a faitAFP

Emmanuel Macron face à ses promesses : les engagements qu’il a tenus

"Pour se représidentialiser, Emmanuel Macron a choisi d’investir les sujets régaliens comme l’immigration ou la laïcité qu’il ne veut pas, à quatre mois des municipales, laisser à la droite", estime La Croix qui, comme le rappelle RFI consacre sa Une du 7 novembre 2019 au bilan de mi-mandat du chef de l'État. Après deux ans et demi de réformes, de mouvements sociaux et de grand débat, qu’a-t-il finalement accompli ? Quels sont les engagements qu’il a tenus ?

À en croire le site Lui Président, qui répertoriait déjà les promesses non tenues de François Hollande, Emmanuel Macron peut se vanter de 50 réussites. 

Les journalistes de l’ESJ Lille, en partenariat avec Le Monde, pointe du doigt plusieurs engagements en faveur d’une rénovation des pratiques de la vie politique : la suppression de la réserve parlementaire, la composition d’un gouvernement paritaire ou encore l’interdiction d’embaucher, à l’image de François Fillon, des proches pour remplir des missions quand l’on est élu ou ministre. Également au menu ? La suppression du régime spécial de retraite dont bénéficiaient les députés et les sénateurs ou l’organisation de multiples conventions citoyennes en France ainsi que dans le reste de l’Europe, en vue de déterminer l’avenir de l’Union.

D’autres portent sur un aspect plus financier : suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune et création de l’impôt sur la fortune immobilière qui, comme promis, exclu les oeuvres d’art. Emmanuel Macron a aussi plafonnés les sommes qu’un salarié était susceptible de toucher aux Prud’hommes et ré-instauré le jour de carence pour la fonction publique.

Parmi les engagements tenus, un nombre considérable portent également sur l’éducation et l’enseignement. Le président avait promis de fermer l’accès à certaines formations universitaires pour les élèves n’ayant pas les prérequis jugés nécessaires à leur entrée en licence et depuis le 15 février 2018, c’est chose faite. Sans oublier l’interdiction des téléphones portables à l’école primaire ainsi qu’au collège, le retour à un enseignement du latin et du grec dès la cinquième, etc.

En campagne, Emmanuel Macron avait aussi promis de créer une force de 5 000 gardes-frontières européens, ce qu’a fait Jean-Claude Juncker en décidant d’attribuer 10 000 agents de plus à Frontex d’ici à 2027. Le chef de l'État a toutefois réitéré sa volonté de créer une force complémentaire.

Autre promesse à ne pas oublier : le candidat s’était engagé à "protéger et accompagner les femmes victimes de violence ou de harcèlement", dès la première année de son mandat. Il en a d’ailleurs fait, avec l’égalité femmes-hommes la "grande cause du quinquennat". Le 3 août 2018, la loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes est donc promulguée. Pour autant, le mercredi 6 novembre 2019, le nombre de féminicides grimpe à 129. Différentes associations, comme le collectif des Colleuses, rappellent combien "les violences contre les femmes sont largement sous-estimées en France", rappelle France Bleu Pyrénées-Atlantique.

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