Le prix "Press Club, humour et politique" récompense chaque année la phrase la plus drôle d'une personnalité politique. Cette année, les nommés sont...
Balkany, Fillon... Les phrases les plus drôles des politiques

Qui a dit que les politiques n’avaient pas d’humour ? Comme chaque année, le jury du prix "Press Club, humour et politique" a sélectionné quelques petites phrases de personnalités politiques distillées ces derniers mois. Cette première sélection sera suivie de deux autres en janvier puis en mars, avant une remise des prix au printemps prochain. Comme l’explique le club sur son site, "ce prix récompense l’auteur de la phrase la plus hilarante de l’année, qu’il s’agisse distinctement d’humour volontaire ou involontaire". Parmi les sélectionnés, des membres du gouvernement, de l’opposition et des parlementaires.

Le premier à avoir l’honneur du jury est le maire de Levallois-Perret Patrick Balkany, pour une phrase prononcée le 14 mai dernier lors de son procès : "J’ai commencé la politique avec ma femme, nous étions riches. On a fini pauvres". Suit Ian Brossat, porte-parole du parti Communiste qui, évoquant le leader écologiste Yannick Jadot, a déclaré en septembre : "Fort heureusement, la saison du melon s’achève". Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner est lui aussi sélectionné pour une petite phrase prononcée en septembre auprès du magazine Gala : "Depuis que je suis ministre, mes nuits sont moins agitées". Autre membre du gouvernement, Sibeth Ndiaye est nommée pour sa sortie lors de la grève RATP du mois de septembre : "Demain matin j’utilise ma voiture de fonction comme tous les jours. Je serai de tout cœur avec tous les Franciliens qui galèreront dans les couloirs du métro".

Des piques et des mots d'amour

Le sénateur Les Républicains Pierre Charon a également droit à sa place dans la liste pour une phrase prononcée à propos du bureau politique de son parti sur Public Sénat : "On était dans une espèce de réunion de famille pour veiller un mort. Sauf que le mort continuait de parler". Enfin, non sans surprise, François Fillon figure également au classement de cette année pour une phrase prononcée à propos de la crise des Gilets jaunes en octobre dernier : "Moi j’ai mis 2,5 millions de personnes dans la rue quand j’ai fait la réforme des retraites… Macron est un petit joueur". Le jury a également décidé de mettre à l’honneur Jean-Pierre Raffarin et complète ses "Raffarinades" avec une phrase prononcée fin septembre : "Chirac est en moi, il sera toujours en moi, tant que je serai moi".

L’année dernière, le Grand Prix du jury avait été raflé par le Premier ministre Edouard Philippe. "On dit que tout remonte à Matignon", lui expliquait un journaliste, auquel il avait répondu "Non, seulement les emmerdes". Bruno Retailleau avait obtenu le Prix du Jury pour "Si Wauquiez ne parvient pas à se montrer aussi intelligent qu’il l’est, il n’y arrivera pas". Christophe Castaner avait déjà obtenu l’honneur du jury l’année dernière, pour une phrase sur Emmanuel Macron : "Tout en lui est fascinant, son parcours, son intelligence, sa vivacité et même sa puissance physique". Benjamin Griveaux, alors secrétaire d'État, avait obtenu le prix de l’encouragement pour une phrase prononcée après l’intrusion de Gilets jaunes dans son ministère : "On a eu un début d’année assez Rock’n’Roll ; moi j’ai eu une journée porte ouverte". Gilles Le Gendre avait lui aussi eu un prix pour sa phrase sur le pouvoir d'achat : "Nous avons probablement été trop intelligents, trop subtils".

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