La colère : Nicolas Sarkozy, Marlène Schiappa, Edouard Philippe

"Je ne m’énerve pas, je me révolte, car j’ai gardé ma capacité de révolte intacte", taclait Ségolène Royal pendant le duel de l’entre-deux tour, en 2007. A l’époque, elle avait laissé se manifester ce que ces équipes qualifiaient de "saine et juste colère", témoignant de l’utilité de cette émotion en politique, pour peu qu’elle ne soit pas mise en scène.

Pour autant, cela ne signifie pas que toutes les ires se valent. Et certains politiques sont connus pour leurs crises de nerfs. Olivier Beaumont évoque en effet les "colères homériques" de l’ancien président de la République ainsi que celles qu’il juge "plus calculées" de la secrétaire d’Etat à l’égalité Femme-Homme, Marlène Schiappa.

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Toutefois c’est sur celles du Premier ministre, Edouard Philippe, que le quotidien s’arrête le plus longuement. Elles y sont décrites comme "froides" et seraient trahies par toute une communication non verbale. Le chef du gouvernement joue avec sa paire de lunettes "qu’il enlève, mâchouille un peu, et qu’il prend dans la main en la faisant tourner sur elle-même", décrit le journaliste. "Quand il est en colère, il ne verbalise pas. Mais la température de son bureau peut baisser de dix degrés d’un coup", assure l’un des conseillers à Matignon…

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A l’époque ou il était encore parlementaire, l’ancien boxeur craignait d’ailleurs de se lâcher un peu : "j’en collerais une à tout le monde", lançait-il sur le ton de l’humour.

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