Patrick Balkany, emprisonné ce vendredi 13 septembre 2019, n'est pas le seul politique a avoir des démêlés avec la justice. L'ancien Premier ministre, lui aussi, risque gros. Du 24 février au 11 mars 2020, il sera jugé dans l'affaire des emplois fictifs dont aurait bénéficié son épouse, Penelope Fillon.
Affaire Fillon : passera-t-il lui aussi par la case prison ?AFP

Le scandale a éclaté en plein cœur des élections présidentielles 2017. Alors en campagne, le candidat des Républicains, favori dans les sondages, est rattrapé de plein fouet par des soupçons d'emplois fictifs de son épouse Penelope Fillon et de ses enfants lorsqu’ils étaient ses assistants parlementaires. En janvier 2017, Le Canard enchaîné a en effet révélé que Penelope Fillon a été rémunérée pendant plusieurs années comme collaboratrice parlementaire de son mari. Problème, elle n’aurait jamais réellement exercé cette fonction.

Une enquête préliminaire est ainsi rapidement ouverte par le Parquet national financier, et le couple est mis en examen. Cela met dès lors fin à sa course à la présidentielle.

Près de deux ans après les premières révélations, le 23 avril 2019, des juges d'instruction parisiens ordonnent un procès devant le tribunal correctionnel, rapporte RTL.

Les dates viennent d’être annoncées récemment. L'ancien Premier ministre et sa femme seront ainsi jugés du 24 février au 11 mars 2020. Soit à l’aube d’un bulletin stratégique, juste avant le premier tour des municipales, programmé le 15 mars 2019. Ce calendrier n’arrange évidement en rien les Républicains, qui se seraient certainement bien passés de la publicité de ce procès, note le Huffingtonpost.

Affaire Fillon : de nombreux chefs d’accusation

Plusieurs faits sont reprochés à François Fillon. Du 24 février au 11 mars prochain, il devra répondre à différents chefs d'accusation. Tout d’abord, il sera entendu pour "détournement de fonds publics" sur plusieurs périodes entre 1998 et 2013.

Il comparaîtra ensuite pour "complicité et recel" de ce délit et "complicité et recel d'abus de biens sociaux". Son tort selon la justice ? Avoir employé son épouse et deux de ses enfants auprès de lui, pour des missions qu'ils n'auraient pas réalisées.

A noter que d’anciennes accusations remontant aux années 1980, sont prescrites. Sur la seule période 1998-2013, Penelope Fillon aurait perçu au total plus d’un million d’euros.

L'ex-ministre serait par ailleurs également visé par une toute autre affaire.

Vidéo : L'incroyable témoignage de cette procureure qui a fait tomber François Fillon