Alors qu'Abou Bakr al-Baghdadi, chef de Daech, a été tué dans un raid américain en Syrie le 26 octobre dernier, son corps a, comme pour celui d'Oussama Ben Laden, été immergé en mer. Pourquoi un tel choix ? Des lois particulières s'appliquent-elles dans ces cas de figure ?
Dépouilles des terroristes : que fait-on des corps ?IllustrationIstock

Largué en pleine mer depuis un hélicoptère. Abattu lors d’un raid américain en Syrie ce samedi 26 octobre, le corps d'Abou Bakr al-Baghdadi, chef de Daesh, a été immergé en mer, selon les informations transmises ce lundi 28 octobre par un responsable du Pentagone. Cela avait aussi été le cas pour Oussama Ben Laden en 2011, rappelle Le Parisien.

Si ce haut gradé n’a donné aucune précision sur le rituel pratiqué, ni sur sa durée, le "traitement" du corps d’Abou Bakr al-Baghdadi a été fait "de façon appropriée, selon la procédure (militaire) et en accord avec les lois de la guerre", a indiqué de son côté le général Mark Milley, chef d’état-major de l’armée américaine.

Une formulation un peu floue. D’autant que pour Luc Capdevila, historien spécialiste de la guerre, "les conventions de Genève qui fondent le droit international dans le cadre des conflits, conventionnels et non conventionnels, exigent le respect de la culture du mort en matière funéraire et de lui accorder une sépulture, qu'il soit militaire, civil, allié ou ennemi", rapporte le quotidien.

La mer en fait-elle partie ? Pourquoi une telle décision ?

Dépouilles des terroristes : éviter tous pèlerinages

En 2011, différentes autorités du culte musulman avaient critiqué le choix des Américains d'immerger la dépouille d’Oussama ben Laden en mer. En cause, une pratique réprouvée d’après eux par les textes religieux. Pour se justifier, la Maison Blanche avait à l’époque indiquée ne pas vouloir que la sépulture du terroriste puisse devenir un lieu de recueillement.

D’après le politologue François-Bernard Huyghe, "cela évitait toute contestation ou pèlerinage" explique-t-il au Figaro.

Et d’ajouter : "On peut voir chez Donald Trump une intention symbolique de faire la même chose. Si on avait ramené un cadavre, on peut imaginer qu’il y aurait pu avoir des tentatives d’attentats pour récupérer les restes afin qu’il puisse avoir un traitement religieux".

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