Alliances, mobilisation contre le FN, sanctions contre les résistants au "front républicain"... À défaut de remporter la mise, le Parti Socialiste veut désormais sauver la face.
Municipales 2014 : comment le PS veut sauver les meubles© AFPAFP

© AFP

Le tollé des municipales laisse entrevoir un certain instinct de survie chez le Parti Socialiste. Appel à la mobilisation, alliances, "front républicain", le parti de la majorité tente tant bien que mal de sauver les meubles dans ce fiasco électoral.  

  • Front de Gauche et EELV à la rescousse

À Paris, à peine les résultats étaient connus que le PS et Europe Écologie les Verts (alliés au gouvernement) négociaient sur la suite des opérations. Sûrement élaboré en amont, l’accord trouvé entre Anne Hidalgo et Christophe Najdovski a été entériné hier après-midi alors que les tractations se déroulaient depuis le dimanche soir nous apprendLe Monde. Ce cas de figure est observé à Caen, Toulouse ou Lyon par exemple.

Moins évidentes qu’avec celles menées avec EELV, les alliances entre les différentes formations de gauche (dont le FDG) se mettent ponctuellement en place. C’est le cas par exemple à Nîmes où le PS est arrivé derrière le FN ou à Avignon également marqué par l’avance enregistré par le FN au premier tour face aux socialistes. Ceci est également le cas à Rennes ou Marseille. Les candidats qui n'ont pas réussi à mener à bien ces négociations ont jusqu'à aujourd'hui 18h pour déposer leurs listes.

  • La mobilisation contre le FN

Harlem Désir le martèle: les candidats socialistes sont vivement invités à se retirer de la course en cas de triangulaire avec le FN. Insistant sur la notion de "front républicain" le parti socialiste entend se dédouaner de la progression du Front National et ainsi jeter la responsabilité sur l’UMP en cas de succès de l'extrême droite.

Cette consigne a visiblement été suivie d’effets notamment à Perpignan où à Saint Gilles (Gard). Il s’agit bien là de sauver la face et de s’attribuer le mérite, quasi exclusif, d’avoir mis tout en oeuvre pour faire barrage au FN. En cas de résistance, Solférino brandit la menace du retrait d’investitures.  

  • Le retrait des investitures

C’est le cas à Béziers. Dans cette ville où Robert Ménard, soutenu par le FN, est annoncé favori, le candidat Jean-Michel du Plaa, tête de liste d'union de la gauche, s’est maintenu malgré la consigne de Solférino. Ceci lui a  donc valu le retrait de son investiture. Le candidat dissident partira donc au deuxième tour sans la mention "PS".

Autre mesure (très) symbolique, cette sanction signifie que le parti ne souhaite pas porter la responsabilité de l’acquisition d’une ville par l’extrême droite en son nom. Il s’agit encore de sauver les meubles, de tenter dans les apparences, et seulement dans les apparences, de réduire a minima la responsabilité du PS dans la progession du vote d’extrême droite constatée pour ces municipales...

Vidéo sur le même thème - La gauche veut un front républicain

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