Et si les compagnies aériennes avaient trouvé le moyen de ne pas dédommager les voyageurs en cas de retard ? Une enquête britannique lève le voile sur une manoeuvre pas très orthodoxe.
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Temps de vol des compagnies aériennes : des estimations de trajet artificielles

Une étude réalisée par Which?, une association britannique de consommateurs, explique la méthode utilisée par les compagnies aériennes pour ne pas dédommager les voyageurs en cas de retard, rapporte Le Point.

Les compagnies sont soumises à la réglementation européenne qui leur impose de garantir une compensation sous conditions suite à un retard. Pour échapper à cette obligation, l’enquête de Which? révèle que les compagnies aériennes allongent artificiellement le temps de trajet annoncé.

L’association a réalisé ce constat en comparant les temps de trajet de 2009 à ceux de 2017. Résultat : dans 61% des cas, ils sont plus longs. En réalité, cette astuce permet aux compagnies de s’assurer une ponctualité apparente, rapporte Le Point. En se donnant des marges sur les temps de vol annoncés, elles s’assurent que l’avion peut arriver à l’heure même en cas de retard à l’embarquement.

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Temps de vol des compagnies aériennes : s’assurer la ponctualité

L’étude réalisée par l’organisation s’est penchée sur 125 vols proposés par Ryanair, British Airways, Virgin Atlantic et Easyjet. Pour ces compagnies aériennes comme pour les autres, la ponctualité est une statistique régulièrement utilisée comme point de comparaison.

Le journal rapporte que l’an dernier, Hong Kong Airlines avait obtenu un taux de 94,8% de vols arrivant à l’heure. Un très bon résultat dû à la méthode présenté par Which?. Pour ce qui est des compagnies étudiées par l’enquête, c’est British Airways qui arrive en tête avec 87% de ses vols concernés par cet allongement artificiel. Par exemple, un vol entre l'aéroport de Londres et Newark dans le New Jersey prend aujourd'hui 35 minutes de plus.

Cette méthode a donc un double avantage : assurer, d'une part, aux compagnies un taux de ponctualité de leurs vols de qualité, réduire, d'autre part, les compensations auxquelles peuvent prétendre les passagers en cas de retard. De leur côté, plusieurs compagnies expliquent que cet allongement du temps de vol s’inscrit dans la volonté de consommer moins de carburant, ou, selon Ryanair, de permettre d’avoir des tarifs réduits, rapporte Le Point.

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