Victime de violents orages depuis quelques jours, une partie de l'hexagone pourrait devoir faire face à la grêle et aux tornades. Si la situation n'est pas sans explications, elle pourrait cependant se prolonger.
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Vous avez sûrement eu vent des gigantesques orages qui ont frappé le sud-ouest du pays la semaine passée. On les appelle "supercellules", ou les orages supercellulaires. Surnommé "roi des orages" par 20 Minutes, ce phénomène météorologique n’a rien d’anormal en ce mois de juin, selon les explications d’Etienne Kapikian, prévisionniste chez Météo France. Il s’agit toutefois d’une catégorie d’orages bien plus violents que la normale, s’étendant jusqu’à 15 kilomètres à la verticale.

Si la France est touchée par le phénomène des orages supercellulaires, c’est parce ces dernières semaines ont connu plusieurs conflits de masse d’air. La rencontre des températures froides en provenance du Portugal et de l’air chaud de l’Italie ont eu les conséquences orageuses que l'on sait.

Vendredi, de nouveaux épisodes orageux sont également attendus dans le sud. Puis les températures se calmeront dès le week-end prochain pour une grande partie de la France. Toutefois, il pourrait y avoir de forts orages dans l’ouest français cette fois. Comme chaque année, les Français ne sont pas à l’abri des supercellulaires durant cette période estivale.

Les "rois des orages" : d’où viennent-ils ?

Plus fréquents aux Etats-Unis d’Amérique, il peut arriver que des supercellules surviennent également sur le territoire hexagonal et particulièrement durant la saison estivale. Les données météorologiques de la semaine passée en sont justement la preuve. Dans le département de la Drôme, les habitants ont été surpris par de la grêle et de fortes pluies.

Les orages cellulaires résultent de conditions typiquement associées aux orages de bases (masses d’air chaud et froid qui s’affrontent), auxquelles s’ajoutent des éléments spécifiques. Pour qu’ils se produisent, il faut qu’il y ait un vent fort dans le haut de la troposphère (partie de l’atmosphère située entre le sol et la stratosphère) ainsi qu’une rotation des vents dans les 1er kilomètres de la surface orageuse. Enfin, le phénomène de rotations des vents eles renforce et les rends plus violents qu'en temps normal. C'est pourquoi les supercellules peuvent provoquer la chûte de gros grêlons, voire des tornades.

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