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La pluie de "sang"

Trois endroits ont connu des épisodes de pluie de sang : l'état du Kerala (Inde) en 2001, la ville de Zamora (Espagne) en 2014 et celle de Norilsk (Russie) en 2018. Si ce phénomène météorologique a suscité beaucoup d'inquiétude chez les locaux, les scientifiques ont su apporter des éléments de réponse. 

La couleur des averses du Kerala et de Zamora s'expliquerait par la présence d'organismes aquatiques unicellulaires qui ont la faculté de produire un pigment rouge. D'après le rapport  des chercheurs du Centre d'études des sciences de la Terre (CESS) et de l'Institut de recherche et de jardin botanique tropical (TBGRI), la coloration de la pluie au Kerala est due aux spores d'une algue d'un lichen du genre Trentepohlia, très abondante dans la région. Concernant Zamora, les chercheurs de l'université de Salamanque ont dévoilé leur découverte dans une étude publiée dans la revue Spanish Royal Society of Natural History Journal. Elle révèle la présence de microalgue appelée Haematococcus pluvialis dans les échantillons de pluie analysés. Cependant, ils n'ont pas élucidé la présence de cette microalgue dans le ciel de Zamora alors qu'elle se trouve généralement en Amérique du Nord ou le long de la côte Atlantique en Europe.

En revanche, la pluie de sang qui s'est abattue le 3 juillet 2018 à Norilsk a causé quelques désagréments dans l'environnement : le sol et les voitures étaient recouverts d'une fine pellicule rougeâtre. Et la raison de ce phénomène est loin d'être naturel : une grande usine d'exploitation de cuivre, de nickel et de palladium en est le principal responsable. La direction de cette usine a réagi à travers un communiqué pour expliquer l'origine de cette pluie qui serait des résidus d'oxyde de fer issus d'une opération de nettoyage d'un bâtiment.

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