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Un homme de radio

Bruno Guillon est un animateur phare de la bande FM. Après avoir fait ses premières armes sur Angély FM, la radio locale de sa ville natale, et à Rochefort Contact Stéréo, il se révèle lorsque NRJ lui confie le 6/9, la matinale de la station, en 2001. La génération Y se rappelle notamment du trio qu'il formait avec Flo (Florian Gazan) et Manos (Manu Payet). Avec ses compères du 6/9, le succès de son émission lui a permis de doubler des voix dans des films d'animation dont L'Âge de glace 2 (2006), Happy Feet (2006) et Bee Movie (2007). Après sept ans à la tête de la matinale de NRJ, il quitte la station et décide de rejoindre Virgin Radio pour deux saisons.

Depuis 2011, il est aux commandes de la matinale de Fun Radio aux côtés de Christina Guilloton, Elliot Chemlekh et Grégory Vacher et réalise d'excellents scores d'audiences chaque année. En avril 2016, sa matinale réalise sa plus forte progression en accueillant 453 000 nouveaux auditeurs en deux mois. Mais peu de temps après ce record historique, il se retrouve au coeur d'un scandale. En juin 2016, des groupes radiophoniques concurrents ont adressé un courrier à Médiamétrie dans lequel ils accusaient la filiale de RTL de gonfler ses chiffres, notamment par le biais de l'animateur qui encourage ses auditeurs à répondre systématiquement à l'agence spécialisée dans la mesure d'audience qu'ils n'écoutent que Fun Radio.

Dans une interview accordée au Parisien le 21 juin 2016, Bruno Guillon reconnaît les faits mais se défend de toute tricherie. "J'ai fait ce que font toutes les radios : demander aux auditeurs de revendiquer le fait qu'ils écoutent leur émission préférée. Si Fun était à l'origine de la plus grosse malversation, la logique aurait voulu qu'elle soit seule à progresser. Or, Virgin et France Inter montent aussi". "J'anime une émission d'ordre humoristique. Et j'ai fait cela sur le ton de la déconne. C'est ubuesque de dire à un auditeur 'et si vous ne m'écoutez pas dites que vous m'écoutez quand même' puisque précisément il ne m'écoute pas", ajoute l'animateur.

À l'époque, Fun Radio a engagé une action en diffamation contre les radios contestataires devant le tribunal de Paris. Cependant, la station  n'a pas été épargnée par Médiamétrie qui a décidé de ne plus prendre en considération leurs audiences. Cette suspension a été levée le 16 novembre 2017.

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