18. La quête de l'homme a-t-elle un sens ?

Robert : L'homme est, depuis la nuit des temps, considéré comme un "cherchant et un persévérant". Sa quête sans fin a-t-elle un sens, le but final s'éloignant sans cesse au fur et à mesure que nous pensons l'approcher ? Quel crédit accorder à des "découvertes" scientifiques qui peuvent parfaitement devenir caduques quelques années plus tard, voire prêter à rire et à sourire ?En d'autres termes, connaîtra-t-on jamais le visage du Créateur ou de l'origine des choses ? La condition humaine n'est-elle pas d'errer sans fin, de chercher encore et toujours, et de voir s'évanouir aujourd'hui tout espoir d'explication définitive alors même que le but semblait si proche la veille au soir...

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Les frères Bogdanov : Nous pensons que la quête de sens à laquelle se livre l'humanité depuis la nuit des temps rejoint celle de l'Univers tout entier. Depuis toujours, les philosophes ont cherché à mieux comprendre cet ordre sous jacent à partir duquel se déploie la réalité. Jusqu'à entrevoir, peut-être, cet « esprit qui se manifeste dans les lois de l'Univers », comme l'a écrit Einstein à un enfant le 24 Janvier 1936. Où avons-nous le plus de chances de trouver, s'il existe, la trace de cet ordre fondamental ?

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Sans aucun doute là où se nouent toutes les questions et tous les mystères. Au voisinage de la Singularité Initiale de l'espace-temps.

Peut-être que cette singularité initiale, riche de l'immense Univers à venir, portait en elle, dès cet instant là, l'image d'un ordre profond, d'un degré infiniment élevé, qui depuis les premières particules jusque aux lointains amas de galaxies, allait orienter le cosmos, le réaliser et, finalement, lui donner un sens.

Au fond, la complexité croissante des questions que l'homme se pose sur l'Univers se confond avec la complexité croissante de l'Univers lui-même.