Le ministère des Transports envisagerait d’autoriser les taxis, bus et voitures de covoiturages à utiliser la bandes d’arrêt d’urgence en cas de bouchons. Cette mesure concernerait uniquement les axes aux abords des grandes villes.

©CC/Wikicommons

Inspiré par les "carpool lanes" (voies de co-voiturage) américaines, le ministère des Transports envisagerait de généraliser l’usage des bandes d’arrêts d’urgence aux taxis, aux voitures de covoitures et aux bus. Ce dispositif serait mis en place aux abords des grandes villes en cas d'embouteillages.

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Objectif : décongestionner le trafic

Pour fluidifier le trafic dans les grandes villes et réduire la pollution, le minisitère des Transports envisagerait faire de la bande d'arrêt d'urgence une voie supplémentaire de circulation. Et l’expérience a déjà été menée à Grenoble depuis 2007. De nouvelles signalisations ont été mises en place sur les axes attenants à l’agglomération afin que la bande d’arrêt d’urgence soit utilisée à bon escient.

Le ministre des Transports, Frédéric Cuvilier compte bien généraliser le dispositif : "j'ai demandé aux services du ministère de recenser tous les lieux où nous pourrions optimiser l'utilisation des bandes d'arrêt d'urgence", a-t-il indiqué à RTL. "Il faudra les doter d'une signalisation adaptée qui permettra de les ouvrir aux bus, au covoiturage et aux taxis, sur des créneaux horaires précis, et lors de la formation de bouchons", a par ailleurs précisé le ministre.

Un dispositif efficace ?

Et les règles seront strictes : l’autorisation de circulation sur les bandes d’arrêt d’urgence se fera à partir de signalisation lumineuse et décidée par le Centre interdépartemental des routes, lequel observe le trafic en temps réel. Si la vitesse moyenne tombe en-dessous de 30 km/ heure, les véhicules concernés par le dispositif pourront rouler sur la voie d’urgence sans dépasser 50 km/heure.

Et le dispositif semble concluant puisque le temps moyens pour rallier Grenoble a été réduit de six minutes. La fréquentation des bus du tronçon en question a, quant à elle, doublé.

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Des opérations similaires sont d’ores et déjà prévues à Toulouse, Lille, Marseille et Strasbourg. Une voie consacrée aux bus, taxis et voitures de co-voiturages sera également ouverte sur la portion parisienne de l’autoroute A1 d’ici début 2015. Une douzaine d’autres tronçons de la région parisienne pourraient ensuite bénéficier du dispositif, selon la Région.

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