Quinze personnes doivent être jugées ce mardi par le tribunal correctionnel de Rodez (Aveyron). Il leur est reproché d'avoir informé sur un groupe Facebook la présence des gendarmes sur les routes.
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C’est un procès inédit qui va s’ouvrir ce mardi devant le tribunal correctionnel de Rodez, en Aveyron. Quinze personnes vont être jugées pour avoir localisé les forces de l’ordre sur la page Facebook "qui te dit où est la police en Aveyron". Celle-ci compte plus de 10 000 membres. De nombreux groupes identiques existent sur le réseau social pour toutes les régions.

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Le procureur de la République de Rodez, Yves Delpérié, est remonté contre ces groupes. "Je suis réveillé toutes les nuits, car des gens se tuent sur la route. C'est lamentable que certains préviennent de l'installation des radars", a-t-il récemment expliqué à la presse locale.

Les quinze prévenus seront entendus pour s’être "soustraits à la constatation des infractions routières", rapporte Midi Libre. En outre, huit des prévenus sont également poursuivis pour "outrages". En effet, les localisations des radars des policiers s’accompagnent parfois d’insultes.

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Le procureur a ainsi décidé de s’attaquer aux pages anti-radars dont les utilisateurs cherchent, selon lui "à échapper à la loi". Mais pour Me Josseaume, l’avocat de neuf des prévenus, la loi n’est pas violée. En effet, selon ce dernier, si les détecteurs de radars sont interdits et sanctionnés par 1 500 euros d’amende, le groupe Facebook ne peut être assimilé à un tel appareil.Ainsi que le rappelle Le Monde, le Conseil d’Etat avait d’ailleurs autorisé en 2013 "les solutions d’aide à la conduite" comme le boîtier Coyote. Pour l’avocat des prévenus, la page Facebook s’apparente à ce dernier appareil.

Me Josseaume va plus loin et dénonce "l’hypocrisie" de la décision du procureur. "Pourquoi ne pas poursuivre les pages Facebook des gendarmes qui annoncent les contrôles ou le magazine Autoplus" qui informent ses lecteurs de l’emplacement des radars fixes, s’interroge l’avocat.

De leur côté, les associations pour la sécurité routière soutiennent l’initiative du Procureur aveyronnais et rappellent que l’Aveyron a connu un augmentation de 126% de morts sur la route en 2013.

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