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Tarifs imprécis, réparation plus chère que prévu, panne non réglée, délai d'immobilisation à rallonges : voici comment rappeler votre garagiste à ses obligations.  
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Après les assureurs et les banquiers, les garagistes figurent parmi les professionnels dont les Français se méfient le plus : un sondage récent réalisé par les Automobiles clubs et le site Drivepad, indique qu’un tiers des automobilistes se méfient quand ils déposent leur voiture, 60% d’entre eux estimant que la facture est généralement plus élevée que prévu.

Qui d’entre nous n’a pas eu un jour un problème avec son garagiste ? Leur responsabilité est l’un des thèmes favoris des tribunaux d’instance les condamnent fréquemment pour des manquements à leurs obligations.

Le code de la consommation (réformée en 2014) fixe les dispositions vous protégeant face à un professionnel. Ses obligations s’articulent en 3 points : obligation d’information, de conseil et de résultat.

L'obligation d’information du garagiste

Les tarifs de votre garagiste doivent être affichés clairement, du coût horaire TTC à celui des prestations annexes et de la main d’œuvre. Ces prix doivent être placardés à l'entrée comme dans la salle d’attente.

Bien que cela ne soit pas obligatoire, les garagistes ont pour habitude de fournir un devis sur lequel doivent être mentionnés plusieurs informations, dont le coût, et les temps de main-d'œuvre, la liste des pièces détachées, la durée de validité du devis, etc.

Si le garagiste effectue des réparations non prévues, vous êtes en droit de contester le montant des frais supplémentaires.

L'obligation de résultat du garagiste

En cas de contestation portant sur les travaux effectués ou sur le prix des prestations, vous devrez payer la facture avant de pouvoir récupérer votre véhicule et d’engager une action en responsabilité contre le garagiste.Si le problème que la réparation était censée régler se reproduit, c’est que l’intervention du garagiste n’a pas été à la hauteur. Vous pouvez lui demander de procéder à une nouvelle réparation, mais cette fois à ses frais.

Si d’autres pièces ont été détériorées à la suite d’une première réparation mal effectuée, c’est aussi au professionnel de les prendre à sa charge.Si le garagiste refuse d’obtempérer, contactez votre assureur et demandez-lui de vous fournir les coordonnées d’un expert qui viendra expertiser votre véhicule.

Puis, tournez-vous vers le juge de proximité ou le tribunal d’instance. Pour trancher, le tribunal s’appuiera notamment sur l’expertise afin d’établir les responsabilités. Si vous obtenez gain de cause, ces frais d’expertise seront remboursés par la partie adverse.

Bon à savoir

Le recours à un avocat n’est indispensable que pour les litiges de plus de 10.000 euros, jugés par le Tribunal de Grande Instance (TGI).

Si les tarifs du garagiste ne sont pas clairs, prévenez le que vous allez en avertir la DGCCRF (direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes). La simple évocation de cet organisme a parfois pour effet de ramener les professionnels à de meilleurs sentiments.

Par ailleurs, l’article 21 ter de la loi Hamon sur la consommation donne aux assurés auto la possibilité de choisir librement le garage où ils désirent faire réparer leur véhicule après un accident. En cas de sinistre, cela vous évitera de retourner chez un professionnel peu consciencieux même si votre assureur vous le demandait.