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Rester seul chez soi en dépit d'une perte progressive de l'autonomie présente un certain nombre de risques. Lorsqu'il est impossible de compter sur la présence régulière de la famille ou d'aides extérieures, pourquoi ne pas ouvrir son logement à un tiers ?

Partager son logement avec un étudiant ou un jeune actif 

Le seul obstacle à cette option largement répandue depuis quelques années pourrait être un caractère insociable avéré ! Si ce n’est pas votre cas et que les notions d’entre-aide, de bienveillance vous sont familières, cette solution peut être envisagée sereinement. Social, humain ou économique, à chacun son profit. Largement abordé sous l’angle intergénérationnel, l’échange de bons procédés a le vent en poupe et pour cause : le logement des uns fait le bonheur des autres, les facultés physiques des autres bénéficient aux ainés. Vous pouvez préférer à ce système, un mode de colocation entre séniors garantissant le partage des frais afférents à votre maintien à domicile.

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Si vous pouviez émettre des réserves sur cette formule de partage, par craintes d’incompatibilité de caractères ou d’intrusion invasive, des associations ou sites contrôlés cadrant aujourd’hui les échanges peuvent lever vos doutes. Par le biais d’associations comme Ensemble 2 générations ou de sites à l’image de Collocation 40 ans +, la mise en contact se fait rassurante. Louer une partie de son logement à un prix modéré, offrir un confort de vie moyennant une présence sécurisante voire le rendu de quelques petits services domestiques, apportent des avantages certains. Attention toutefois si vous êtes locataire de votre logement, vous devrez demander l’accord préalable de votre propriétaire et vous engager sur un loyer modique. Sur un plan purement psychologique, cela permet entre autres d’éviter l’isolement social si néfaste quand les forces s’amenuisent mais également de tisser des liens enrichissants intellectuellement pour les deux parties.

Colocation entre séniors : une deuxième vie commence

Si votre demeure est assez grande, pourquoi ne pas tenter l’expérience ? Relatée joyeusement dans le film "Et si on vivait tous ensemble ?", cette aventure ouvre de nouvelles perspectives. Si vos besoins similaires face à la dépendance, aux préoccupations financières sont sources premières de motivation, l’esprit communautariste de cette opportunité peut également vous séduire. Loyer, aide à domicile, frais d’entretien, repas mais aussi souvenirs communs d’une époque sont alors partagés pour le meilleur, et rien que le meilleur ! À moins que vous ne choisissiez des amis de longues dates, des cousins proches, des sites ont été créés afin de faciliter la recherche de colocataires fiables et compatibles : Locaséniors, colocationséniors.fr,... Une fois le contrat de bail établi, il est conseillé de signer un pacte de colocation définissant les termes du partage : financiers, distribution du logement avec parties communes et privées, temps de visites d’amis ou de proches et autres éléments primordiaux pour le bon déroulement de cette mutualisation de la vie courante.

Convaincu par le bienfondé de ces formules ? Ne reste qu’à ouvrir son esprit et ses portes !