Un au revoir se transforme parfois en adieu. Atteint d'un cancer de la prostate, le présentateur du plus populaire JT de France a été contraint, à l'automne 2018, de faire une pause de deux mois. Bien qu'à présent guéri, certains pourraient le pousser à prendre sa retraite à l'aube de ses 70 printemps. Voici ce qu'il en pense.
AFP

“Vive la vie et à bientôt !”Cette phrase, prononcé le 24 septembre 2018 à la fin du JT de 13h sur TF1, était-elle annonciatrice d’une absence définitive ? Si certains pourraient le penser, Jean-Pierre Pernaut assure qu’il n’y a pas vraiment pensé. Aux commandes du Journal depuis plus de trente ans, cette figure incontournable de la télévision française s’est confiée à Paris Match.

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Jean-Pierre Pernaut : depuis le jour de ses 60 ans, on le pousse à la retraite

Le petit écran est un milieu précaire. Passées 50 ans, les personnalités sont d’ailleurs souvent dirigées vers la sortie. Or, à l’aube de ses 70 ans, le mari de Nathalie Marquay n'envisage pas pour autant céder sa place.

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“Depuis le jour de mes 60 ans, j’entends dire : “Il ferait bien de prendre sa retraite.” Mais pourquoi ? Nous ne sommes plus au XIXe siècle. “

Bien qu’il ait revu ses priorités depuis qu’on lui a diagnostiqué en juillet 2018 un cancer de la prostate, il ne s’est pas interrogé sur ce que pourrait être sa vie, hors caméra. Lorsqu’à la fin du journal, en septembre 2018 “j’ai dit : “Vive la vie et à bientôt.” Peu de gens savaient que je me faisais opérer le lendemain.

“Déclaré mort à plusieurs reprises, séparé de Nathalie chaque fois qu’elle avait une nouvelle chronique à la télé ou un nouveau partenaire au théâtre, régulièrement viré de TF1 et mis en retraite (…)“. Telles sont les raisons qui ont poussé celui qui rassemble quotidiennement 5 millions de Français à sortir de son silence. C’est donc par le biais des réseaux sociaux qu’il a choisi de donner de ses nouvelles : “Des bêtises avaient été écrites. J’étais prétendument mourant... Il fallait rétablir la vérité, couper court aux rumeurs“, confie-t-il à Paris Match.

"A mon retour, (NDLR le 12 novembre 2018) j’étais encore un peu fatigué et juste content de retrouver le boulot. Jamais je n’ai pensé que je ne reviendrais pas."

Cela signifie-t-il qu’il ne supporterait pas de devoir prendre congés ?