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Les photos de l'accident

Ces fameuses photos de l'accident ont été publiées il y a quelques semaines. Vous qui avez dirigé certains des magazines les plus prestigieux du monde, les auriez-vous sorties ?Aujourd'hui oui. Je crois qu'il est légitime de le faire et je l'aurais probablement fait. Pas à l'époque, parce que William et Harry étaient encore jeunes et qu'ils ont terriblement souffert de la mort de leur mère, mais maintenant les choses sont différentes. Si Harry est suffisamment grand pour se battre en Irak et se confronter à la mort là-bas, il peut supporter la publication de ces photos. Il n'est d'ailleurs pas obligé de les voir. William et Harry sont des hommes à présent. Les enfants Kennedy ont bien dû supporter le film montrant l'assassinat de leur père... Etant donné la controverse qui entoure la mort de Diana, ces photos sont historiques. Il est normal de les montrer au public d'autant qu'elle ne sont pas choquantes. Si la princesse avait été décapitée comme Jane Mansfield, je ne dis pas. Mais ces images ne montrent aucune marque sur son visage. C'est l'un des éléments les plus frappants de cet accident : le visage et le corps de Diana étaient intacts. Elle avait l'air d'aller parfaitement bien. Ses blessures étaient internes, cachées mais mortelles. Toute l'histoire de sa vie.

Vous avez écrit de nombreux articles sur la princesse lorsqu'elle était en vie. Notamment "la souris qui rugissait", enquête qui causa un vaste scandale. Quelle est votre définition de la "vie privée" ?Il y a une limite. Je crois très fermement à la vie privée. Je trouve scandaleux que l'on mette des gens sur écoute ou que l'on cache des caméras chez eux. Mais à partir du moment où les célébrités sont dans des lieux publics, les journalistes ont le droit d'en rendre compte. Je ne trouve pas normal, par contre, que l'on poursuive des gens lorsqu'ils sont en famille, avec leurs enfants notamment.

Mais lorsque vous révélez dès 1985 les tensions de son mariage, n'est-ce pas intrusif ?Leur union était un morceau d'histoire nationale. Nous avions tous, en tant que chroniqueurs royaux, participé à l'élaboration du conte de fée. Si celui-ci était brisé, il me semblait juste d'en parler. Le journalisme est une invasion. Et je suis loin d'être la vierge Marie moi-même surtout quand il s'agit d'écrire un bon article. Diana a nourri la presse. Elle en a trop dit tout au long de son mariage. Cela nous a donné des droits.

Y a-t-il des passages de ce livre que vous avez hésité à publier ?Il y a surtout des faits que je n'ai pas inclus. Certains explosifs, d'ailleurs. Je ne l'ai pas fait parce que la presse n'aurait parlé que des ces informations et que l'image de Diana en aurait été déformée. C'était trop privé. Elle est morte et ne peut pas y répondre. Je ne veux pas être injuste. A moins d'avoir une lettre ou une preuve irréfutable, il vaut mieux, quels que soient les témoignages, passer certaines choses sous silence

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