Les qualités et les défauts de la princesse.

Quels ont été les plus gros défis de ce livre ?Comment être juste ? Tant de mensonges ont été écrits sur Lady Di que j'avançai sur des œufs. C'était un gros travail. J'ai fait huit voyages à Londres et à raison de cinq à six entretiens par jour, j'ai essayé de m'approcher au plus près de la vérité. C'était parfois épuisant. La bonne société anglaise n'a pas l'habitude de se confier. Ouvrir ces aristocrates et les faire parler s'apparentait vraiment à casser des pierres en deux. J'ai eu des déceptions aussi. Il m'est arrivé de rencontrer des personnes qui étaient au cœur de ces événements, mais qui n'avaient rien à dire. Ils étaient passé à côté de tout.

Quelles ont été, au cours de vos recherches, vos sources les plus précieuses ?J'ai interrogé 250 personnes dont beaucoup n'avaient jamais accepté de parler. C'est le cas de Theodore Forstmann, l'un des derniers compagnons de la princesse, qui m'a confié énormément de choses sur elle. Lady Anne Glenconner, la dame de compagnie de la princesse Margaret, a été passionnante aussi. Sabrina Guinness, la petite amie du Prince Charles avant qu'il n'épouse Lady Di, m'a permis de comprendre à quel point cette union avait été voulue et arrangée par la famille royale. C'était vraiment un blind date. Diana admettait elle-même qu'elle n'avait vu Charles que 13 fois entre le jour de leur rencontre et celui de leur mariage.

Quelles étaient les qualités de Diana ?Elle avait une extraordinaire intelligence émotionnelle. Une immense et authentique capacité d'empathie. Visiter un hôpital, donner d'elle-même, la rendait heureuse. Même lorsqu'elle allait voir des cancéreux en phase terminale, au lieu d'être abattue en sortant comme la plupart des gens, elle était revigorée parce qu'elle s'était sentie utile aux autres. Et c'était vrai. Lorsqu'elle les touchait, lorsqu'elle les regardaient, les malades étaient soulagés.

Et ses pires défauts ?Au cours de mes recherches, j'ai découvert certaines choses qui m'ont vraiment heurtée. Elle pouvait être assez perverse, comme lorsqu'elle a donné Fergie en pâture à la presse en fournissant aux journalistes des informations embarrassantes sur elle. Diana était jalouse de l'affection qu'avait la reine pour la duchesse d'York, ce qui a gâché leur amitié. L'atmosphère de surveillance et de complots du palais l'ont rendue paranoïaque. Elle était manipulatrice de nature, mais comme souvent dans la vie, les circonstances ont aggravé ses défauts. Ironie du sort, Diana qui avait besoin d'amour, de sécurité et de chaleur, s'est retrouvée dans un environnement glacial, où régnaient les faux-semblants. C'était la pire configuration possible pour sa personnalité. Comme si on avait planté une fleur tropicale dans de la pierre.

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