Au total, 89 personnalités européennes dont quatre Français figurent sur la liste noire de la Russie en raison de leur opposition à la politique menée par Moscou.

Vendredi dernier, la Russie a remis à plusieurs ambassades les noms de 89 personnalités européennes désormais interdites d’entrée sur son territoire. Cette liste noire, censée restée privée, a été établie suite aux sanctions prises par l’Union Européenne en 2014 contre la Russie en raison de son implication dans le conflit avec l’Ukraine. Il s’agit également d’une réponse à la liste noire décidée par l’Europe à l’encontre de certaines personnalités russes, comme le rapporteL'Obs.

Quatre Français blacklistés par la Russie

Au total, quatre Français sont blacklistés par la Russie. Il s’agit de l’ancien eurodéputé Daniel Cohn-Bendit, du philosophe Bernard-Henri Lévy, du chef de file des députés PS Bruno Le Roux et du président du Comité économique et social européen Henri Malosse.

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"Ça aurait été vraiment triste que Poutine me considère comme son ami"

Daniel Cohn-Bendit fustige fréquemment la politique russe. L’ancien soixante-huitard avait ainsi appelé au boycott des Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi en Russie en déclarant à L’Express en décembre 2013 : "Les chefs d’Etat qui iront là-bas cautionneront cette démonstration de force, comme on a cautionné la démonstration de force des Chinois à Pékin en 2008, comme on a cautionné Hitler en 1936".

En ce qui concerne la liste noire établie par la Russie, il a estimé : "Je trouve ça très drôle. Ça correspond au régime poutinesque, ça aurait été vraiment triste que Poutine me considère comme son ami".

BHL, le défenseur de l'Ukraine

L’intellectuel français Bernard-Henri Lévy s’attaque fréquemment à la politique menée par Vladimir Poutine. Lors d’un discours prononcé sur la place Maïdan à Kiev (Ukraine), en mars 2014, il avait appelé les dirigeants à "faire savoir au prédateur de la Crimée qu’il ne sera pas le bienvenu quand, dans quelques mois, l’on fêtera, en France, le débarquement, il y a 70 ans, des armées de la liberté".

"Ce n’est pas une affaire personnelle, c’est une affaire politique"

Bruno Le Roux, député PS de la Seine-Saint-Denis a indiqué sur Radio J : "Ce n’est pas une affaire personnelle, c’est une affaire politique". Avant d’ajouter : "Je suis sur cette liste comme président d'un groupe politique qui a toujours soutenu depuis maintenant plusieurs mois la position de médiation de la France dans le conflit avec l'Ukraine".

Toutefois, le député socialiste a évoqué une autre raison à la présence de son nom sur cette liste noire : "Je suis sur cette liste au moment où nous avons déposé à l'Assemblée une commission d'enquête sur les liens financiers entre le Front national en France et la Russie, puisque Madame Le Pen a été reçue - avec beaucoup de faste d'ailleurs - au Kremlin il y a quelques jours". Avec d’autres députés socialistes, Bruno Le Roux s’interroge sur le financement du parti d’extrême droite français, au sujet notamment d’emprunts contractés auprès d’une banque russe.

"Un signe alarmant de la dégradation des libertés"

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En ce qui concerne Henri Malosse, le président du Comité économique et social européen, celui-ci a indiqué sur son compte Twitter se sentir "plutôt fier de figurer sur la liste des personnalités politiques ‘non grata’ en Russie" avant de se rétracter : "Je ne me réjouis pas de figurer sur la liste noire du Kremlin : un signe alarmant de la dégradation des libertés".

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mots-clés : Russie, Liste noire, Poutine

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