Les Australiens sont sous le choc au lendemain de la prise d'otages qui a eu lieu dans un café de Sydney. Trois personnes y ont perdu la vie, dont l'auteur des faits.
AFP

"Ils se rendaient simplement au travail comme tout le monde, ils allaient juste prendre un café. Cela aurait pu être n’importe qui". Au lendemain de la spectaculaire prise d’otages qui eu lieu au Lindt Chocolat Cafe, sur Martin Place à Sydney, l’émotion est vive en Australie. Les habitants sont en effet sous le choc, émus par ce qui est arrivé aux otages. Sur la quinzaine de personnes qui étaient retenues à l’intérieur du café par l’islamiste Man Haron Monis, deux ont été tuées : un homme, Tori Johnson et une femme, Katrina Dawson. Le premier aurait  tenté de s’emparer de l’arme du preneur d’otages tandis que la seconde aurait voulu protéger une amie enceinte, selon les premiers éléments recueillis.

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"Ces héros  étaient prêts à sacrifier leur vie pour que d’autres puissent vivre", a souligné l’archevêque Anthony Fisher, lors de la cérémonie religieuse qui a été organisée ce mardi à la cathédrale St Mary’s, proche des lieux du drame. Devant le café, des dizaines de bouquets de fleurs ont par ailleurs été déposés par les habitants pour témoigner leur émotion et leur soutien aux familles des victimes.

Lundi, l’esplanade piétonne située au centre de la plus grande ville d’Australie a été le théâtre d’une violente prise d’otages. Un homme armé s’est retranché dans un café avec 17 personnes. Cinq d’entre elles avaient réussi à sortir mais les autres ont passé plusieurs heures enfermées avec le malfaiteur. Agé de 50 ans, ce dernier était d’origine iranienne et radicalisée. C’était un homme au "lourd passé de violences criminelles, d’attirance pour l’extrémisme et d’instabilité mentale", a souligné le Premier ministre australien Tony Abbott. Le preneur d’otages "a cherché à donner à ses agissements le couvert" de l’organisation Etat islamique (EI), a-t-il également expliqué, saluant les actions des forces de l’ordre face à "ce contact avec le terrorisme".

Man Haron Monis avait en effet contraint certains de ses otages à plaquer contre la vitrine un drapeau noir portant un message écrit en arabe, une sorte de profession de foi musulmane. Il avait par ailleurs exigé que lui soit amené un drapeau de l’EI. Il a finalement été tué lors de l’assaut libérateur lancé par les forces de police.

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