Le président américain Barack Obama va inaugurer ce jeudi le Musée National du 11 Septembre 2001. Situé à Ground Zero en face du tout nouveau One World Trade Center, le musée est au cœur d'une polémique : certains estiment que ce lieu de mémoire a été construit uniquement par intérêts financiers et touristiques.
Le musée consacré au 11 septembre 2001 inauguré aujourd'hui

Barack Obama baptise leMusée National du 11 septembre 2001

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Barack Obama baptise leMusée National du 11 septembre 2001

 

Barack Obama baptise leMusée National du 11 septembre 2001

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Barack Obama baptise leMusée National du 11 septembre 2001

C’est dans une atmosphère ultra sécurisée que Barack Obama va inaugurer ce jeudi le Musée National du 11 septembre 2001 à New York. Erigé sur le site de Ground Zero où se dressaient les Twin Towers, le musée est surplombé par l’impressionnant One World Trade Center et ses 541 mètres de hauts.

Barack Obama baptise leMusée National du 11 septembre 2001

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Une inauguration austère
Si ce lieu est décrit comme un lieu de mémoire, certains dont de nombreuses familles de victimes estiment que ce musée n’a été construit uniquement pour attirer des touristes et profiter de la résonnance internationale qu’a eu le drame du 11 septembre 2001. Le débat entre mémorial et attraction touristique a toujours secoué le projet du musée. Et pour cause, quasiment 13 ans après, les attentats du 11 Septembre ont provoqué des dégâts immenses et la reconstruction du site a coûté cher à la ville. En effet, Ground Zero compte maintenant sept nouvelles tours, une gare de transit, le musée et les deux fontaines de 30 mètres chacune.

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Mémoire ou argent ?
L’appât du gain et le souci de politesse à l’égard des victimes et de leurs familles ont tiraillé la reconstruction du site depuis le début jusqu’au contenu même du musée. Les restes humains des 1115 victimes toujours non-identifiées devaient-ils faire partie de l’exposition ? Les images de l’attentat devaient-elles être diffusées en boucle sur des écrans ? Ou encore la création d’une boutique de souvenirs était-elle appropriée ? Ce dilemme est d’ailleurs transmis aux visiteurs puisque le devoir de mémoire est mêlé l’aspect traumatique de l’évènement.