Suite à une modification du tracé de la frontière suivant le cours de la Meuse en 1970, deux enclaves belges de 14 hectares se sont retrouvées en territoire hollandais. Une incohérence sur le point d’être résolue.

©Capture Google Maps/La presqu'île d'Illal (Meuse)

La frontière entre les Pays-Bas et la Belgique devrait être redessinée début 2016. Au total, 14 hectares belges pourraient devenir hollandais car le tracé suivant le cours de la Meuse effectué en 1843 a évolué au fil des décennies. Il a notamment été modifié dans les années 70 et a abouti à la création de deux enclaves belges isolées sur la rive néerlandaise du fleuve. Problème, ces enclaves sont devenues un repaire pour les trafiquants de drogue. En effet, ces derniers ont profité des difficultés d’intervention rencontrées par la police belge pour s’installer durablement.

"C'est un no man's land"

"Pour atteindre cette zone, il faut traverser les Pays-Bas et notamment la commune d’Eijsden. On pourrait aussi y arriver par bateau, mais il n’y a pas d’endroit pour accoster. Si une intervention devait avoir lieu, ce serait particulièrement difficile", a expliqué à la RTBF Marcel Neven, le bourgmestre de Visé, une ville belge située près des enclaves. Même son de cloche pour Luc Manguette, un policier de Basse-Meuse interrogé par RTL Info : "C'est un no man's land. Les Hollandais ne peuvent pas y aller et nous nous sommes dans l'impossibilité de pouvoir y accéder parce qu’il nous faut un canoë".

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Si la Belgique consent à abandonner ses 14 hectares, la nouvelle frontière permettra donc de résoudre ce problème. Les policiers hollandais seront alors les seuls habilités à intervenir sur ce territoire.

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