Une élue de la Ligue du Nord italienne, le parti régionaliste et anti-immigré, a appelé ce jeudi au « viol » de Cécile Kyenge, la ministre de l’Intégration. Des propos qui ont révolté la classe politique.

Flavio Tosi, secrétaire régional de la Ligue du Nord, parle d’ « une déclaration inqualifiable ». Dolores Valandro, élue locale de la Ligue du Nord, le parti régionaliste et anti-immigré, a en effet posté ce jeudi sur son profil Facebook un message à l’attention de la ministre de l’Intégration italienne qui a suscité des réactions toutes plus indignées les unes que les autres. Après la publication, sur un site spécialisé, d’un article intitulé « Tous les crimes des immigrés » où était dénoncée une tentative de viol de deux Roumaines par un Africain, Dolores Valandro a posté sur le réseau social une photo de Cécile Kyenge et un commentaire : « Mais personne ne la viole jamais, juste pour lui faire comprendre ce que peut éprouver la victime de ce terrible délit ? Une honte ! »

« L’expulsion, ce soir » pour Dolores Valandro
La classe politique italienne dans son ensemble a immédiatement condamné ces déclarations, y compris la Ligue du Nord, qui a vu rouge. « Je me dissocie de la manière la plus totale de la phrase violente, stupide et inopportune écrite par [...] Dolores Valandro. Nous prendrons immédiatement des mesures disciplinaires à son encontre et je lui ai personnellement demandé d'enlever cette phrase de son profil Facebook et de présenter ses excuses [à Cécile Kyenge] » a déclaré Massimo Bitonci, chef des sénateurs du parti, rapporte l’AFP. Flavio Tosi a lui estimé que des sanctions s’imposaient et a demandé « l’expulsion, ce soir » de Dolores Valandro.

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Cécile Kyenge, cible d'insultes racistes
Nommée ministre de l’Intégration en avril dernier, Cécile Kyenge est régulièrement la cible d’insultes racistes, en particulier des associations et autres mouvements d’extrême-droite, mais n’avait encore jamais été destinataire de propos aussi violents. D’origine italo-congolaise, elle avait été accusée, début mai, de vouloir instaurer dans le pays « des traditions tribales ». Mario Borghezio, député européen de la Ligue du Nord, avait également contesté sa nomination. « C'est un éloge à l'incompétence » avait-il déclaré. « Elle a la tête d'une femme au foyer ». Il a depuis été du groupe EFD au Parlement européen.
 

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