Un juge fédéral américain a décidé lundi de libérer Albert Woodfox, un militant des Black Panthers placé en isolement depuis 43 ans. Il était initialement détenu pour un vol à main armé.

Il était le plus ancien prisonnier américain à être détenu dans de telles conditions. Albert Woodfox, 68 ans, a passé plus de 40 ans de son existence en isolement au centre pénitentiaire d’Angola, en Louisiane. Celui qui avait été accusé de vol à main armée puis condamné à perpétuité en 1972 avait pourtant toujours clamé son innocence. Il vient finalement d’obtenir gain de cause puisque, lundi, le juge fédéral James Brady a ordonné la libération inconditionnelle de Woodfox, arguant de "preuves de l’innocence" du détenu, comme le souligne Metronews.

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Des "circonstances exceptionnelles"

En novembre dernier, le 5e circuit de la Cour d’Appel des États-Unis avait déjà entrepris de libérer le prisonnier. Une décision qui avait été annulée quelques mois plus tard, en février.

Mais lors d’un nouveau rebondissement dans l’affaire du vol à main armée, le juge Brady met en avant les preuves de son innocence et les cinq "circonstances exceptionnelles" autorisant la libération immédiate de l’homme. Parmi elles : son âge, son mauvais état de santé, le préjudice consistant à laisser un détenu pendant plus de 40 ans en confinement, et le fait qu’il a déjà été jugé par deux fois pour un crime survenu il y a plus de quatre décennies.

Le dernier des "trois d'Angola"

Albert Woodfox, Robert King et Herman Wallace, plus connus comme les "trois d’Angola", vivaient confinés dans leur cellule de 6 m². Fervents défenseurs de la cause noire dans les années 1970 et membres du mouvement des Black Panthers, ils auraient également été reconnus coupables du meurtre d’un gardien de prison en 1972, bien qu’ils aient toujours nié ce crime.

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Si Robert King, jugé "probablement innocent" a été libéré en 2011 après 29 ans d’isolement, son complice Herman Wallace a dû attendre 2013 pour obtenir justice. Psychologiquement et physiquement affaibli, son décès fût prononcé trois jours seulement après sa libération.

Ci-dessous, une vue aérienne du centre pénitentiaire d'Angola :

Vidéo sur le même thème - Pourquoi la justice produit-elle encore des erreurs judiciaires ? (Affaire Loïc Sécher)


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