Emmanuel Macron n'a pas vraiment digéré la récente décision de certains alliés. Le président serait particulièrement en colère.
AFP

Emmanuel Macron "ne décolère pas" : la raison de son courroux

Décidément, ce ne sont pas les contrariétés qui manquent cet automne pour Emmanuel Macron. Selon Le Point, le président de la République serait particulièrement en colère. Après l’affaire Benalla, les démissions de Nicolas Hulot et Gérard Collomb, et les indiscrétions pas toujours tendres de la presse, le chef de l’Etat en aurait après… Le gouvernement belge.

Emmanuel Macron n’aurait pas du tout apprécié la décision prise outre-Quiévrain de se fournir chez les Américains en matière d’avion militaire plutôt qu’en France. La Belgique a récemment fait le choix d’acheter une trentaine de chasseurs F-35 américains pour un budget à 4 milliards d’euros, plutôt que des avions Rafale français et, le président "ne décolère pas", selon l’hebdomadaire. Le locataire de l’Elysée aurait déploré un choix qui va "stratégiquement" à l’encontre des intérêts européens. "Je regrette le choix fait. Il n'y avait pas que l'offre du Rafale, il y avait aussi l'Eurofighter, une vraie offre européenne", a déclaré le président français en marge d'un déplacement à Bratislava où il rencontre plusieurs dirigeants slovaques.

Emmanuel Macron "ne décolère pas" : la Belgique s'explique

Du côté belge, on fait valoir une offre américaine qui correspondait plus aux critères de procédures, mais aussi un affichage de prix plus évident. Une autre lecture est celle d’un rapprochement avec les Etats-Unis et l’OTAN et ce, alors qu’un programme de protection aérienne européen a connu de nouvelles avancées en 2018. Car si la Belgique choisit l'offre américaine pour remplacer peu à peu sa flotte, c'est une décision qui l'engage sur plusieurs années puisqu'il faudra entretenir les nouveaux appareils. 

Sur France 24, Christophe Wasinski, professeur de relations internationales à l'Université libre de Bruxelles, a également rappelé un scandale de commission datant des années 90 entre Dassault et le Parti socialiste flamande. Selon l’expert, le ministre de la Défense issu du N-VA, le parti nationaliste flamande, aurait aussi voulu se distancier de cette affaire. 

La Belgique a tout de même acheté pour 1,5 milliard d’euros de véhicule blindés à la France.

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