Jean-Paul II et Jean XXIII vont être canonisés dimanche à Rome (Italie). Ils deviendront ainsi les 84e et 85e papes à accéder au statut de saint dans l'histoire de l'Eglise. Mais qu'ont-ils fait pour mériter cela ? Planet.fr fait le point sur les critères à remplir pour pouvoir être canonisé.
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L’Eglise s’apprête à accueillir deux nouveaux saints. Dimanche, Jean-Paul II et Jean XXIII, respectivement décédés en 2005 et en 1963, vont en effet être canonisés par le pape François sur la place Saint-Pierre de Rome (Italie). Cette cérémonie marquera ainsi l’aboutissement d’un long parcours. Car avant de pouvoir être canonisés, les prétendants au titre doivent passer avec succès une série de trois étapes qui se déroulent sur plusieurs années.

La procédure commence généralement 5 ans après le décèsNormalement ouverte après un délai de cinq ans suivant la mort du candidat à la canonisation, la procédure fait parfois l’objet d’exceptions. La dernière en date : la procédure de canonisation de Jean-Paul II que la foule voulait "santo subito" lors de ses obsèques et que le pape d’alors, Benoît XVI, a finalement accepté de lancer un mois et demi après.

Une fois le processus lancé, le candidat doit être reconnu comme étant "vulnérable". Une demande généralement formulée par un ou plusieurs fidèles à l’évêque du diocèse auquel le défunt était rattaché. Saisi, le religieux va ensuite mener une longue enquête approfondie – elle dure en moyenne cinq ans  - pour s’assurer que le candidat a eu un vécu exemplaire, au plus près des valeurs de l’Evangile. Si ce statut n’a pas de valeur théologique, il permet cependant d’être digne d’une vénération locale.

Béatification, Congrégation et "avocat du diable"La seconde étape se déroule quant à elle à Rome et consiste à obtenir le statut de "bienheureux", soit la béatification. Celle-ci est, là encore, précédée d’une enquête sur la vie du candidat menée cette fois-ci par un collège de cardinaux et d'évêques dénommé Congrégation pour les causes des saints. Chaque argument est épluché par des experts-historiens, théologiens, mais aussi médecins. En effet, la cause doit être soutenue par un miracle, lequel consiste en une guérison ou une grâce physique inexplicable scientifiquement.

Un véritable procès est alors organisé, le dossier étant instruit à charge et à décharge. "L’un des prêtres est d’ailleurs surnommé 'l’avocat du diable' puisqu’il cherche les mauvais comportements dans la vie du bienheureux", souligne Bernard Lecomte, auteur des Secrets du Vatican. Après délibération et vote de la Congrégation, la demande est transmise au pape. C’est lui, et lui seul, qui peut au final décider de donner le statut de "bienheureux" à un candidat. Ce qui permet non seulement à ce dernier d’accéder à une vénération locale mais également à un statut théologique.

Deux miracles exigés, sauf exceptionPour pouvoir prétendre à la canonisation, le candidat doit ensuite pouvoir justifier d’un second miracle. C’est le cas de Jean-Paul II à l’on attribue la guérison inexplicable de sœur Marie Simon-Pierre, malade de Parkinson et celle d’une femme du Costa Rica souffrant d’un anévrisme, le soir-même de la béatification du pape en 2011. En revanche, le processus de canonisation a été allégé pour Jean XXIII. Alors qu’il n’avait qu’un seul miracle à son actif, le pape François a décidé de l’en exempté, faisant ainsi une exception et assouplissant cette tradition.

Quand le processus aboutit, la canonisation permet ensuite au candidat d’être "mis sur les autels". En d’autres termes, celui-ci devient un saint et ce peut à ce titre, faire l’objet de tableaux, de statues et sa mémoire peut être fêtée.

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