Le prétendant à la couronne de France et son épouse Diane étaient présents sur la plage de Grand-Bassam lors de l'attaque qui a fait au moins 16 morts, dont un Français. 

Dimanche, une attaque a eu lieu dans un hôtel de la station balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam située à environ 40 kilomètres à l'est d'Abidjan. Le prince Charles-Philippe d'Orléans, présent sur le lieu de l'attentat qui a fait 16 morts, a raconté sa terrible expérience au journal Paris-Match. 

Le prétendant à la couronne de France, ancien officier de l'armée de Terre, était allé à Abidjan pour assister vendredi soir au gala de la fondation de l'association "Children of Africa" présidée par Dominique Ouattara, la Première dame de Côte d'Ivoire.

"Il était 12h30 ce dimanche, nous venions d’arriver d’Abidjan (...) Il faisait un temps de rêve, la mer était magnifique. (...) Le temps de me mettre en maillot de bain et de parcourir vingt mètres pour aller jusqu’à la mer avec un ami, on a entendu un premier tir", a raconté dimanche soir le prince à Paris Match. Il a ensuite ajouté : "Ce devait être cinq minutes après notre arrivée. Sans doute un calibre 22 LR. On aurait dit un pétard. Il y avait un monde fou sur cette plage à laquelle les Ivoiriens accèdent en payant. Tout le monde s'est figé un instant. Puis il y a eu un second coup de feu, du 9 mm sans doute, et là, tout le monde s'est mis à courir dans tous les sens". 

"On nous tirait dessus, les balles fusaient"

"Nous avons rejoint mon épouse et nos autres amis, et sommes restés ainsi à l’abri quelques minutes. Puis, comme il ne semblait plus rien se passer, je suis reparti vers la mer pour me baigner. Et là, ça a commencé à tirer dans tous les sens. Retour aux abris.(...) Et puis on a vu des blessés, des morts peut-être, sur le sable. Et là on s’est dit qu’il fallait partir, vraiment, le plus vite possible. A ce moment-là, on entendait un tir toutes les dix ou quinze secondes. On nous tirait dessus, les balles fusaient", a-t-il poursuivi.

Le prince d'Orléans, qui était en mission en Côte d'Ivoire lors de la crise en 2004, connaît bien ce pays et les arméments que l'on y trouve. "Je n’ai pas entendu quiconque crier 'Allah Akbar', ni de rafales à répétition caractéristiques des armes automatiques. Je sais les reconnaître. Je pense qu’ils avaient des armes de poing, type 9 mm ou Magnum. Ca tirait à droite, les terroristes remontaient par la plage, à pieds, et aussi par la route, en allant vers l’est, vers un hôtel plus important. On se sentait cernés (...) Je garde en tête l’image de la patronne de l’hôtel qui tremblait contre le mur, c’était terrible, elle était au bord du malaise. Nous avons profité d’une petite accalmie pour foncer à la voiture, démarrer en trombe et filer vers Abidjan", a conclu le prince Charles-Philippe d'Orléans.

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Au total, les terrorriste ont attaqué trois hôtels de la plage de Grand-Bassam. En fin de journée, six d'entre eux ont été neutralisés par les forces de sécurité ivoiriennes. Des renforts armés sont ensuite arrivés pour encadrer les lieux. L'attaque a été revendiquée par Al-Mourabitoune, un groupe rallié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) depuis le 4 décembre 2015.

En vidéo sur le même thème : Attaque en Côte d'Ivoire : le pays et les Français qui s'y trouvent visés 

mots-clés : Attentats, Temoignage

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