C'est assise, cuisses écartées au beau milieu des visiteurs et devant l'oeuvre de Gustave Courbet, que Deborah de Robertis a réinventé le célèbre tableau jeudi dernier.
© Capture d'écran Dailymotion

Sa performance, nommée "Miroir de l'Origine", pourtant applaudi par quelques visiteurs comme le relate le site Second Sexe, n'a pas vraiment fait l'unanimité. Assise dos au tableau dans sa robe dorée rappelant le cadre, Deborah de Robertis en a surpris plus d'un, jeudi 29 mai, en dévoilant son intimité devant "L'Origine du monde" de Gustave Courbet. C'est par une intervention policière que la jeune Luxembourgeoise, qui reproduisait de façon plus vrai que nature le tableau de 1866 montrant aussi un sexe féminin, a finallement été évacuée du Musée d'Orsay (Paris) où est exposée l'oeuvre.

De la démarche artistique à la garde à vue Emmenée puis, interrogée par la police sur la violence potentielle à laquelle, elle et sa prouesse, ont exposé le public, c'est dans les colonnes du Figaro que Deborah de Robertis a rétorqué : "C'est l'intervention de l'autorité qui peut la rendre violente, pas ma prise de position", avant de défendre une "œuvre d'art réfléchie". Car oui, pour celle qui a refusé l'accusation d'exhibitionnisme et écopé d'un simple rappel à la loi, ce jour là, l'oeuvre d'art était la scène dans son ensemble, accompagnée des réactions de toutes les personnes présentes et non uniquement sa nudité.

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