Les 20% de Français les moins pauvres devront finalement attendre 2023 avant de voir leur taxe d'habitation disparaître à 100%, c'est promis !
AFP

La taxe d'habitation sera-t-elle vraiment supprimée pour les classes moyennes ?

Victimes expiatoires scarifiées sur l’autel de l’égalité sociale, les classes moyennes contribuent de plus en plus à une solidarité nationale dont elles profitent de moins en moins. Si on fait exception de la défiscalisation des heures supplémentaires, soumise à cotisations sociales et plafonnée à 5000 euros/an, la plupart des gestes financiers obtenus lors du mouvement des gilets jaunes ne les concernent pas.

La modification des tranches du barème de l’impôt sur le revenu a été calculée de façon à ce que leur taux d’effort reste constant. Et, alors qu’il avait laissé entendre que la taxe d’habitation (TA) serait supprimée pour tout le monde, le gouvernement a finalement décidé de jouer la montre. Il a repoussé l’exonération totale pour les ménages "aisés" à l’horizon 2023. Sachant que les promesses n’engagent que ceux qui les croient et qu’une élection présidentielle est programmée pour 2022 !

Rien ne garantit que cette suppression devienne effective en 2023. C’est pourtant à souhaiter. Car se met en place une machine infernale que les classes moyennes auront intérêt à voire disparaître le plus vite possible. Le principe consiste à demander aux contribuables non éligibles au dégrèvement de payer un peu plus pour les autres ! Près de 6,0 millions de foyers, soit 23% de l’ensemble des ménages (28% de ceux payant la taxe d’habitation) pourraient être frappés au portefeuille. 

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