Parmi les principales réformes de 2018 concernant les impôts, l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) a pris la place de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). On vous explique ici quelle est la différence entre les deux.

L’IFI, un ISF ciblant le patrimoine immobilier

La principale différence entre l’ISF et l’IFI réside dans l’assiette fiscale prise en compte par ces deux impôts. Alors que l’assiette de l'ISF incluait à la fois les actifs financiers (livret d’épargne, valeurs mobilières de placement, etc.) et le patrimoine immobilier non professionnel (acquisition immobilière et placements immobiliers à des fins personnelles), l’IFI exclut désormais les actifs financiers. Les valeurs mobilières et les différents revenus fonciers issus de ce patrimoine immobilier sont dorénavant uniquement soumis à l’impôt sur le revenu.

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Peu de changements sur le contenu de l’impôt

À l’image d’un barème d’imposition qui n’a pas changé avec le remplacement de l’ISF par l’IFI (cinq tranches d'imposition ayant pour chacune d’entre elles un taux d’impôt compris entre 0,50% et 1,50%), le seuil d’imposition de 1,3 million d’euros n’a pas bougé non plus. Le plafonnement de l’impôt français taxant la fortune reste également inchangé (l'impôt sur le revenu ajouté à l'IFI 2018 ne doit pas dépasser 75% des revenus perçus). Comme l’ISF, l’IFI prévoit que la valeur de la résidence principale soit diminuée d'un abattement de 30% pour le calcul de l’assiette fiscale. De manière générale, on peut donc estimer que le passage de l’ISF à l’IFI aura surtout un impact pour les contribuables dont le patrimoine immobilier est important.