Emmanuel Macron l'a dit à maintes reprises : il ne veut pas augmenter les impôts. A quelques mois de la prochaine élection présidentielle, l'institut Montaigne dresse le bilan de son action en la matière.
Impôts : au final, Emmanuel Macron vous aura-t-il coûté cher ?

Taxe d’habitation, TVA, impôt sur le revenu… Le moins que l’on puisse dire c’est que les prélèvements obligatoires connaissent de nombreuses formes en France. Trop, accusent d’ailleurs certains, pour qui l’on paye plus que de raison dans l’Hexagone. En 2017, rappelle Capital, la pression fiscale représentait 45,3 % du PIB. De quoi placer le pays en tête du classement européen, si pas mondial, soulignent nos confrères. "Pour une majorité de Français, la question du point de l’impôt reste prioritaire", écrivaient alors nos confrères, qui insistent : les contribuables sont "lassés de voir leurs porte-monnaies fondre" du fait de "nombreuses réformes fiscales qu’ils ne comprennent pas, plus ou trop peu". 

Baisses d’impôts : ce que vous devez à Emmanuel Macron

Seulement, ce n’est pas la faute d’Emmanuel Macron, assure son administration. Loin s’en faut, même ! Côté impôt, le président a fait preuve de beaucoup de courage, défendent ses proches : il les a considérablement réduits. "Nous sommes le gouvernement qui a le plus baissé les impôts en France depuis 20 ans", se vantait d’ailleurs Bruno Le Maire, à l’occasion de la présentation du projet de loi de Finances pour 2021. En tout et pour tout, note le quotidienLes Echos, les équipes de Bercy annoncent une baisse  de la pression fiscale chiffrée à… 50 milliards d’euros sur la totalité du mandat.

C’est bien davantage que ce qu’avait annoncé le chef de l’Etat, alors qu’il faisait encore campagne pour être élu. Pour autant, poursuivent les journalistes du quotidien économique de référence, ces mesures n’ont pas été gratuites. Parfois, le coût engagé a de quoi faire douter de la pertinence de la réforme… Plus d’informations à ce sujet dans notre diaporama, basé sur l’analyse réalisée par l’Institut Montaigne pour Les Echos.

La suppression de l’ISF

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La suppression de l’ISF

Parmi les premières mesures engagées par Emmanuel Macron figure la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Il a été remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), ce qui correspond concrètement à en réduire l’assiette. Conséquence immédiate : un coût d’environ 3,8 milliards d’euros, soutenu par l’Etat. En outre, l’Institut Montaigne n’observe pas nécessairement de comportements favorables à la croissance dans l’immédiat. Difficile de dire, dès lors, si cette mesure qui a fait du chef de l’Etat le "président des riches" en valait la peine.

La suppression de la taxe d’habitation

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La suppression de la taxe d’habitation

Le chef de l’Etat s’est aussi engagé à supprimer progressivement la taxe d’habitation. Cette dernière doit disparaître définitivement pour l’intégralité des résidences principales à compter de 2023. Une mesure d’autant plus coûteuse qu’elle a été intégralement supportée par l’Etat : il s’est substitué aux ménages pour combler le manque à gagner induit pour les communes… Ce qui représente tout de même 18 milliards d’euros annuels. Ce sont les classes moyennes qui ont le plus profité de ce choix politique. 

L’entrée en vigueur de la "flat tax"

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L’entrée en vigueur de la "flat tax"

La "flat tax", aussi appelée "prélèvement forfaitaire unique (PFU)" a longtemps été perçue comme un autre cadeaux "aux riches" que devraient supporter les ménages les moins aisés. Force est de constater, affirme l’Institut Montaigne, que cette réforme de la fiscalité a le plus profité aux foyers les mieux lotis. Les deux tiers des dividendes reçus par les ménages, en 2018, étaient concentrés sur 0,1% d’entre eux. 

Du reste, le coût budgétaire de la mesure est estimé nul pour le moment.

CSG et réduction des cotisations sociales salariales

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CSG et réduction des cotisations sociales salariales

Pour permettre aux actifs de regagner un peu de pouvoir d’achat, le président de la République a décidé d’augmenter la CSG payée par les retraités. Les travailleuses et les travailleurs ont donc pu gagner 1,8% en plus de leur salaire net, soit moins que ce qui était initialement prévu (1,9%). Seulement, face à la fronde sociale à laquelle il a fait face, l’exécutif a préféré reculer et a rétabli l’ancien taux de CSG dès 2019. Cela ne fut pas sans engendrer un "léger coût budgétaire" pour l’Etat.

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