Vous n'avez pas envoyé votre déclaration d'impôt à temps ? Vous n'avez pas saisi l'occasion de la transmettre par internet ? Attention, cet oubli pourrait vous coûter cher.
AFP

"L'année blanche" ne bénéficiera peut-être pas aux citoyens retardataires. Avec la mise en place du prélèvement à la source, personne ne devra payer ses impôts sur les revenus de 2018, enfin presque.

En effet, si vous n’avez pas déposé votre déclaration d’impôt à temps, et que vous n’avez pas profité du délai supplémentaire laissé sur internet, vous vous exposez à des sanctions. En plus des pénalités de retard ou de défaut de déclaration habituelle, l’impôt sur le revenu de 2018 sera dû. Normalement annulé par la mise en place du "crédit d’impôt de modernisation du recouvrement" (CIMR), les têtes en l’air risquent de se faire avoir.  

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Impôt sur le revenu : quelles solutions existent pour échapper aux sanctions ?

Des subterfuges pour échapper à cette sanction existent. Des professionnels de la finance, comme des experts-comptables ou des avocats fiscalistes peuvent vous sortir de ce pétrin. En effet, ils ont la possibilité de transmettre la déclaration de leurs clients par le biais d’une procédure dématérialisée et, d’obtenir un délai supplémentaire pour déclarer leurs revenus. Il est donc possible jusqu’au 25 juin de rectifier le tir.

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Après cette date, vous pouvez toujours déposer votre fiche d’impôt, mais "si les contribuables ne déclarent pas leurs revenus spontanément, ils perdent le bénéfice du crédit d’impôt de modernisation du recouvrement", déclare Béatrice Hingand, directrice de rédaction aux Editions Francis Lefebvre au Monde.

Que risquez-vous si vous accumulez du retard ?

"En plus de l’impôt à payer, les contribuables devront s’acquitter des sanctions habituellement prévues en cas de défaut ou de retard de déclaration", affirme la spécialiste.

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Les sanctions peuvent être allégées, cependant, il ne faut pas attendre d’avoir été mis en demeure par le fisc. En effet, la majoration ne sera que de 10% et le bénéfice du CIMR sera conservé, précise Le Monde

Si vous avez déjà reçu la mise en demeure, il sera malheureusement trop tard et les conséquences seront lourdes. Au revoir le CIMR et bonjour le paiement de l’entièreté de la somme due sur les revenus de 2018. A cela s’ajoutera une majoration de 20% si vous déposez votre déclaration dans les trente jours qui suivent la mise en demeure, puis 40% passé ce délai.

Ce n’est pas tout : chaque mois passant, des intérêts vous seront demandés par mois de retard à partir du 1 er juillet. Autant dire qu’il faut être honnête et rapide, avant que les impôts vous retrouvent.

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