Entre ses droits d’auteur, ses villas, ses motos et ses voitures, Johnny Hallyday était à la tête d’un patrimoine estimé, selon plusieurs médias, à plus de 100 millions d’euros. Problème pour Laeticia : elle pourrait bien hériter de l’intégralité de la fortune de Johnny, de la totalité de ses dettes aussi.

Le "souci" avec le mariage - encore plus lorsque l’on change de régime matrimonial au profit de son époux(se) - c’est que l’on s’unit pour le meilleur, mais aussi pour le pire. Dans le cas de Laeticia Hallyday, le meilleur tient au fait que, pour l’heure, elle hérite de toute la fortune de son défunt mari. Le pire : des dettes de Johnny dont elle va, d’une manière ou d’une autre, devoir s’acquitter.

Toujours est-il qu’en attendant l’issue de la répartition de l’héritage de Johnny, ce dernier laisse derrière lui et donc à Laeticia une ardoise vis-à-vis du fisc de plusieurs millions d’euros. 9 millions d’euros précisément, selon Le Canard Enchaîné. En cause, un redressement effectué en 2010 lié à un montage fiscal pour le moins "exotique", tel que le qualifie BFMTV.

De quel montage est-il question ?

De fait, Johnny Hallyday avait beau avoir pris le parti de s’envoler tantôt pour la Suisse, tantôt pour la Belgique, tantôt pour les Etats-Unis afin d’y vivre, il devait, dans tous les cas, continuer à s’acquitter de ses impôts sur le revenu en France. La France où il possédait d’ailleurs plusieurs sociétés ("Artistes et promotions SAS" et "Pimiento Music SAS") qui lui permettent régulièrement de généreusement renflouer ses comptes. La première, rapporte BFMTV, lui verse pas moins de 8 millions d'euros de dividendes entre 2003 et 2008, la seconde 682 640 euros entre 2006 et 2010.

Une holding luxembourgeoise

Sauf que Johnny préfère de loin, à l’époque, que ses dividendes soient imposés ailleurs, voire pas du tout au final. Si bien que pour passer outre cette douloureuse, il met en place un joli montage d’optimisation fiscale et transfère la propriété de ses deux sociétés vers une holding luxembourgeoise répondant au nom de Nerthus Invest SA, précise BFMTV. Laquelle société appartient, elle-même, à Gedar SA (une autre holding immatriculée au Liberia cette fois et gérée par Johnny). Une manœuvre qui permet au rockeur de se "jouer" d’une disposition du code des impôts français, mais qui lui évite surtout d’avoir à s’acquitter de ses impôts sur les dividendes perçus puisqu’ils sont envoyés dans un autre pays de l’UE.

Un raid surprise

Pas dupe, l’administration fiscale est parvenue en 2010 à voir clair dans cette stratégie pourtant savamment orchestrée. Résultat : un raid éclair mais surtout surprise chez l’avocat fiscaliste de l’artiste est effectué cette année-là.

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Et un an plus tard, le verdict tombe : entre le fait que Johnny aurait dû voir taxer ses dividendes à hauteur de 15 %, les 80 % de pénalité infligées par le fisc pour "abus de droit", le redressement à l’encontre de Artistes et promotions SAS (2,54 millions d'euros, pénalités incluses) et celui adressé à Pimiento Music SAS (139 105 euros, pénalités incluses), la dette dont Johnny Hallyday doit, à l’aube des années 2010, s’acquitter atteindrait (toutes sommes confondues) donc 9 millions d’euros.

Son régime matrimonial ayant été modifié au profit de Laeticia, c’est donc cette dernière qui devrait, sauf rebondissement, devoir la payer. Pas ses enfants.

 En vidéo - Laeticia Hallyday est-elle impliquée dans la succession de Johnny Hallyday ?

mots-clés : Laeticia hallyday

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