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Un marché fragilisé en ville et en campagne ?

D'une façon générale, pour l'économiste, le secteur pourrait s'avérer fragiliser dans sa globalité. "Il ne faut évidemment pas parler de krach, mais la baisse du nombre de transaction illustre bien l'état du marché", affirme-t-il d'abord, non sans rappeler que la pierre reste moins volatile que ne peuvent l'être les actions. "Mécaniquement, tous les mouvements sont donc plus lent. Mais il faudra composer avec un choc économique important, une probable baisse des revenus des Françaises et des Français, ainsi qu'avec une forte hausse du niveau d'anxiété. De quoi s'attendre, donc, à une baisse généralisée des tarifs", explique Philippe Crevel, tout en appelant à la prudence sur les prévisions.

"Il importe aussi de rappeler que la situation ne sera pas unifiée : il n'existe pas un marché de l'immobilier, il y en a des milliers. Chaque quartier pourrait être présenté comme un marché à proprement parler", tempère d'ailleurs l'expert, qui ne croit pas à une reprise explosive dès le 11 mai 2020. "Évidemment, le secteur va redémarrer : il est actuellement à l'arrêt, il ne peut donc pas reculer davantage. Pour autant, en dehors d'un bref rebond technique, qui correspond à la reprise des projets à l'arrêt, je ne pense pas que cela suffise à compenser ces deux mois d'inactivité", indique-t-il.

Et lui de détailler son raisonnement : "Il est très difficile de se lancer dans un projet immobilier quand on ignore si l'on pourra conserver son emploi, ou quand on l'a perdu. Une baisse de revenus est rarement compatible avec l'achat d'un bien. En outre, il faut aussi préciser que les professions libérales, fer de lance des acheteurs, ont vécu deux mois infernaux sur le plan économique. Elles auront probablement autre chose en tête, venu le 11 mai. La reprise sera forcément attentiste", juge donc le spécialiste.

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