Les indices font du yoyo depuis le début 2018 et certains experts anticipent un nouveau krach mondial. Voici comment vous préserver du pire
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La baisse des marchés actions est une partie intégrante d’un placement boursier. Si ces périodes n’entachent pas la rentabilité obtenue sur le long terme, elles portent préjudice aux investisseurs contraints de récupérer leurs fonds au mauvais moment. Heureusement, certaines solutions permettent de s’immuniser contre ces phases de retournement.

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1 : Privilégier le cash

Le principe est de vendre des titres et de placer ses liquidités sur un compte courant en attendant que le prix des actions chute pour investir à nouveau. Evidemment, le cash ne dégage pas de rendement, mais il met les investisseurs à l’abri même si le CAC perd 9% en une séance comme ce fut le cas en octobre 2008.

2 : DIversifier son portefeuille

La théorie moderne du portefeuille, développée par Harry Markowitz démontre que la diversification d’un portefeuille réduit le niveau de risque (non systémique) en améliorant sa rentabilité. La logique consiste à sélectionner (frontière efficiente) les titres individuels offrant le meilleur rendement pour un niveau de risque donné.

En période de crise, il est souvent conseillé de conserver les titres de sociétés qui satisfont les besoins primaires des consommateurs (agroalimentaire, santé, hygiène, etc.). Ces secteurs seront les derniers à être emportés si le krach s’amplifie.

3 : Penser aux ordres à cours limité

Ces ordres comportent un prix plafond à l’achat comme à la baisse (stop). Ils permettent de s’immuniser partiellement contre une chute des indices. Imaginons qu’un investisseur détienne des actions d’une valeur de 50 euros. En passant un ordre de vente dont le seuil de déclenchement est fixé à 45 euros, les titres seront vendus dès que ce niveau est percé.

4 : Jouer la baisse du marché

La rentabilité de certains produits financiers décolle lorsque les marchés financiers cafouillent. C’est par exemple le cas avec l’achat de « put » warrants (options de vente) sur le CAC 40. En se résumant, un put warrant donne le droit (mais pas l’obligation) de vendre l’indice phare du marché parisien à un niveau fixé à l’avance jusqu’à une date précise. Lorsque le CAC 40 recule, le cours du warrant progresse. Grâce à ce mécanisme de couverture, la baisse d’un portefeuille est compensée par la hausse du warrant (sans effet de levier). Il s’agit d’une sorte d’assurance.

5 : Sécuriser les gains d’un contrat d’assurance vie multi-support

Plusieurs mécanismes permettent de préserver ces gains. La limitation des risques de moins-values en cas de baisse des indices (« stop loss ») est notamment possible grâce à un mécanisme de vente automatique qui se déclenche si les cours crèvent un plancher. Ces ordres de vente peuvent être absolus (calculés par rapport au prix d'achat de l'UC) ou relatifs en référence au cours le plus élevé atteint par l'UC.

6 : Acheter de l’or

Lorsque les marchés flanchent, les investisseurs vendent les titres les plus liquides et achètent de l’or, considéré comme la valeur refuge par excellence. Outre les lingots (1kg) ou les lingotins (de 5 à 500g), les pièces d’investissements sont de bons supports d’investissement malgré une fiscalité peu favorable (si anonymat).

En 2017, le cours de l’or a progressé de 13%, sa meilleure performance depuis 2010.

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