Un an après le drame, les proches d'Elisa Pilarski ont le nom d'un possible coupable. Si Curtis est désigné comme le seul chien impliqué dans la mort d'Elisa Pilarski, de nombreuses zones d'ombre subsistent. L'enquête se poursuit.
Affaire Elisa Pilarski : un an après, tous les éléments qui posent encore question
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Enfin des réponses, mais aussi beaucoup de questions. L’enquête sur la mort d’Elisa Pilarski a connu un tournant à la fin du mois d’octobre, mais l’enquête est loin d’être terminée. Après des mois d’attente, les résultats des analyses génétiques ont été rendus et deux experts vétérinaires ont livré leurs conclusions sur le comportement de Curtis, le chien du compagnon de la jeune femme. Ils concluent que les morsures retrouvées sur le corps de la victime correspondent à la mâchoire du Pitbull et non à celles des chiens de la chasse à courre, qui sont plus grandes.

Mort d’Elisa Pilarski : que disent les experts ?

L’ADN de Curtis est également présent sur des vêtements et un endroit du corps d’Elisa Pilarski, alors que celui des chiens de la chasse à courre est absent. Un autre ADN, appartenant à un chien inconnu, à lui été retrouvé sur l’écharpe de la jeune femme. Dans un communiqué transmis à la presse, le procureur de la République de Soissons abonde, indiquant que "les lésions observées et mesurées sur le corps de madame Pilarski sont compatibles avec des morsures occasionnées par le chien Curtis".

La piste d’une dispute entre le chien de Christophe Ellul et ceux de la chasse à courre, évoquée un temps au début de l’enquête, est elle aussi mise de côté. Les blessures "ne sont pas compatibles avec des morsures pouvant avoir été occasionnées par les chiens de chasse. Et aucune trace de morsure n’a été relevée que ce soit sur les chiens de chasse ou sur le chien Curtis, ce qui permet d’exclure un conflit direct entre la meute et ce dernier", ajoute le procureur dans son communiqué.

En conclusion, il explique que "les expertises se rejoignent et tendent à démontrer l’implication exclusive du chien Curtis dans les morsures ayant entraîné la mort de madame Pilarski". Si ces conclusions sont saluées par les chasseurs du Rallye La Passion, elles viennent d’être remises en cause par Christophe Ellul, qui va jusqu’à sous-entendre l’existence d’un complot contre son chien et contre lui.

Mort d’Elisa Pilarski : ce que Christophe Ellul n'accepte pas

"Curtis est innocent". Ces mots, ce sont ceux de Christophe Ellul lors d’une conférence de presse donnée le 10 novembre, en présence de son avocat. Le compagnon d’Elisa Pilarski a démonté point par point les rapports des experts, pointant aussi des éléments lui semblant mystérieux du côté de la chasse à courre. Il affirme qu’il y a "plus de 40 chiens qui ne sont pas en règle. Il manque cinq chiens de chasse et je pense que c’est eux que j’ai vus lorsque j’ai trouvé le corps d’Elisa. Et ces cinq chiens sont décédés selon le maître d’équipage de la chasse à courre".

Allant presque jusqu’à sous-entendre l’existence d’un complot, il ajoute : "La justice l’a dans le dossier : les chiens de chasse n’ont pas de papier, ils ne sont pas en règle. Je ne sais pas ce qu’on veut cacher". Me Guillaume Demarcq, l’avocat du Rallye La Passion, a réagi à cette conférence de presse en dénonçant une "manipulation de l’opinion publique" et un "exercice médiatique hallucinant" auprès de France 3.

Interrogé par Planet au moment de la publication de ces rapports, Me Alexandre Novion – l’avocat de Christophe Ellul – songeait à demander une contre-expertise. Pourtant, si des zones d’ombre persistent toujours, elles se trouvent aussi du côté de Christophe Ellul, qui devra répondre à certaines interrogations.

Mort d’Elisa Pilarski : l'enquête doit se poursuivre

L’information judiciaire ouverte contre X il y a un an pour "homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence (…) résultant de l’agression commise par des chiens" est toujours en cours. Dans son communiqué publié début novembre, le parquet indique que "la procédure d’information doit toutefois se poursuivre, les parties pouvant solliciter des actes supplémentaires, mais il est essentiel que l’enquête se déroule dans un contexte désormais apaisé".

Dans leur rapport, les experts vétérinaires concluent que Curtis est un American Pitbull importé illégalement des Pays-Bas et qu’il a été dressé au mordant, une pratique illégale en France. Des accusations rejetées par Christophe Ellul lors de sa conférence de presse, puisqu’il assure que l’animal "est entré en règle en France" et qu’il "n’a jamais fait de mordant".

Les prochaines semaines doivent désormais permettre de faire la lumière sur le déroulé précis des événements et comprendre pourquoi Curtis s’est retournée contre Elisa Pilarski, comme l’affirment les experts et les analyses génétiques.

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