Que vous souhaitiez épargner sans risque ou réduire le montant de vos impôts, certains plans d’épargne se révèlent particulièrement intéressants. A condition de se dépêcher.

Fiscalité renforcée, imposition plus élevée… A partir du 1er janvier 2018, certains plans d’épargne seront plus lourdement taxés. Seulement voilà, les plans en question ne sont autres que les fameux Plans épargne logement (PEL), Plans épargne en actions (PEA), ou encore Plans d’épargne retraite populaire (Perp). Soit des mécanismes largement plébiscités par les Français dès lors qu’il est question d’économiser pour préparer leur avenir en toute sérénité.

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Un PEL moins rentable

Le compte à rebours est lancé. D’ici la fin de l’année, le PEL pourrait bien se révéler moins intéressant si vous choisissez d’en ouvrir un. Dans l’absolu, ce type de plan d’épargne offre un rendement brut annuel porté à 1 % (0,82 % net). Il ne supporte que des prélèvements sociaux. Rien d’autre. Et ce, durant les 12 premières années suivant son ouverture.

Mais à partir du 1er janvier 2018, tout change. Si vous décidez d’ouvrir un PEL, les intérêts générés seront non seulement imposés aux prélèvements sociaux, mais également à l’impôt sur le revenu ou au PFU de 30 % (prélèvement forfaitaire unique). Résultat : la rentabilité nette sur ce produit d’investissement devrait passer de 0,82 % à 0,70 %. Moins que celle du livret A (0,75 %).

Autre bémol : le projet de loi de finances. Actuellement en discussion, celui-ci prévoit de supprimer une prime d’Etat qui permettait, jusqu’à présent, de doubler les intérêts versés sur son PEL dans la limite de 1 000 euros et pour un prêt supérieur à 5 000 euros. 1 525 euros s’il s’agissait de financer l’achat d’un logement respectueux de l’environnement.

Le PEA renforcé

Compte tenu, notamment, des belles perspectives de croissance économique, vous êtes nombreux à vous tourner aujourd’hui vers le PEA. Il faut dire que jusqu’à présent, les gains pour un PEA ouvert il y a plus de 5 ans disposaient d’une fiscalité avantageuse, dans le sens où ils étaient seulement imposés au taux de la CSG-CRDS lors de leur concrétisation. Soit entre 12 et 16 % ces dernières années.

Le fait est qu’à partir du 1er janvier 2018, la règle sera sensiblement différente. Les gains des PEA nouvellement ouverts seront, eux, soumis aux prélèvements sociaux en cours au moment du retrait des fonds. Ce qui, très concrètement, implique que l’on ne peut absolument pas les estimer. Or, comme bien souvent, il est fort probable, que ces fameux prélèvements sociaux augmentent dans les prochaines années, estiment les prévisionnistes.

Finie l’exonération d’ISF dans le cadre du Perp

Vous souhaitez réduire vos impôts en 2018 et 2019 ? L’une des solutions les plus simples consiste à ouvrir un Perp. En effet, compte tenu du décalage d’un an du futur prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, il se révèle aujourd’hui particulièrement intéressant d’effectuer des versements sur votre Perp avant la fin de l’année 2017.

L’attrait fiscal de cette solution d’épargne visant à compléter vos revenus une fois l’heure de la retraite arrivée n’est, en effet, plus à démontrer puisqu’elle permet de bénéficier de déductions fiscales tant en ce qui concerne votre impôt sur le revenu que pour celles et ceux qui se veulent redevables de l’ISF (et prochainement de l’IFI). Mais cet avantage pourrait bientôt être révisé et les versements se révéler moins attractifs en termes de rendements.

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Aussi, si vous décidez d’ouvrir un Perp avant le 31 décembre 2017, vous pourrez profiter (si vous êtes imposé à 45 % par exemple) d’une économie d’impôts qui dépasse les 13 000 euros dans le cadre d’un Perp. Tout en sachant, cependant, que cet argent est, en réalité, perçu dans le cadre d’une rente (tout du moins en grande partie, 80 % exactement) et que le futur IFI pourrait bien priver ce plan d’épargne de l’un de ses plus beaux atouts. A savoir : l’exonération d’ISF dont il était le seul à profiter.

 En vidéo - Le coup de gueule de Filliatre : Qui veut la peau de l'épargne réglementée ?


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