Phoques, ours, tigres... Le trafic d'animaux, le plus important après la drogue et les armes, n'épargne aucune espèce. Et la situation va en empirant.

Selon le WWF, le trafic clandestin de la faune et de la flore représente plus de cinq milliards d'euros. C'est le troisième trafic au monde après la drogue et l'armement. A ce rythme-là, combien restera-t-il d'éléphants en Afrique, de bélougas dans les eaux de la Volga ou de rhinocéros noirs au Cameroun ? Il y a véritablement péril en la demeure et les mesures de protection annoncées paraissent bien insuffisantes face à la rapacité des trafiquants.Chaque année, selon le programme Trafic généré par le WWF pour lutter contre ce commerce, des quantités phénoménales d'animaux se vendent ainsi. Quelque 30 000 primates, cinq millions d'oiseaux, deux millions de reptiles, 15 millions d'animaux à fourrures, 500 à 600 millions de poissons tropicaux en font les frais.

Trafic d'animaux : silence, on extermine

Le trafic d'animaux est très lucratif car l'investissement est faible et les profits énormes. Une peau de léopard des neiges peut valoir jusqu'à 70 000 euros, un perroquet rare d'Amérique du Sud 40 000 euros, un kilo de musc (utilisé en parfumerie) issu du chevrotain porte-musc (un petit ruminant d'Asie) 60 000 euros.Une peau de caïman achetée 10 euros en Amérique du Sud atteint 60 euros à l'exportation et 240 euros au sortir d'une tannerie européenne. Un perroquet gris du Gabon, vendu 30 euros par un grossiste africain, se retrouve sur le marché européen à 1 000 euros !

Derrière ces filières, on trouve de puissantes organisations criminelles, les mêmes qui sévissent dans la drogue : la mafia italienne et les triades de Hong Kong.

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