Le Syndrome du Titanic : pas convaincantLe Syndrome du Titanic : pas convaincantCreative Commons
Constats répétés, confusion, manque d'engagement... "Le Syndrome du Titanic", le nouveau film documentaire de Nicolat Hulot sorti le 7 octobre, ne parvient pas à convaincre... Voici pourquoi !
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1. Des constats mille fois rabâchés

Le film n'apporte aucune information qui ne soit déjà connue de tous. Il se limite à enchaîner les constats catastrophistes, essentiels certes, mais mille fois rabâchés, pour obliger le spectateur à regarder son monde en face.Quitte à déborder de clichés, comme celui du Japon en temple de la futilité (alors que la conscience écolo des Japonais s'est éveillée bien avant la nôtre), ou à associer jeux-vidéo et violence comme une évidence.

1. Des constats mille fois rabâchés© Creative Commons

2. Une bonne intention de départ mais...

Le mérite de ce film est de relier l'écologie à tout le reste, de montrer que l'environnement ne peut pas être traité comme un problème à part.Mais il s'agit surtout d'une bonne intention de départ et le résultat donne malheureusement une impression de fourre-tout : on ne comprend pas vraiment ce que la question des fusillades dans les lycées vient faire là.

2. Une bonne intention de départ mais...© Creative Commons

3. Sentiment de confusion

Hulot juxtapose des constats, mais n'explique pas. Ce qui nous laisse dans un sentiment de confusion assez désagréable : on voit que le monde ne tourne pas rond, mais sans comprendre exactement en quoi tout est lié, et encore moins ce qui pourrait régler le problème."Changer de cap", répond la voix-off de l'animateur. Tout en évitant soigneusement de nous donner une direction.

3. Sentiment de confusion© Creative Commons

4. Pas de parti, pas d'engagement

Dans une partie du film, Nicolas Hulot évoque notre objectif absurde de croissance, qu'il faudrait revoir. Une allusion à la décroissance, mais qu'il n'assume pas : il ne faudrait fâcher personne. Finalement, fidèle à lui-même, Hulot ne s'engage pas, refuse de prendre parti, ne préconise aucun système. Bref, n'apporte aucune réponse à un problème éminemment politique. Et c'est bien là le paradoxe du Syndrome du Titanic. Tout au long du film, le narrateur se montre particulièrement radical sur l'état, inadmissible, du monde. Et termine en dansant d'un pied sur l'autre, à l'heure où il n'est plus question d'être consensuel.>Visitez le site de Youphil>Irez-vous voir le film de Nicolas Hulot ? Qu'en pensez-vous ? Votez !