Ce mois d'Août aura été le plus chaud jamais enregistré par l'Homme dans le monde. La France fait partie de ces rares pays qui semblent avoir été épargnés par le phénomène.

La Planète se réchauffe, c’est n’est pas une nouvelle en soit. Ce qui est plus impressionnant, c’est la tournure que prend cet évènement. L’Agence américaine océanographique et atmosphérique (NOAA) a annoncé jeudi 18 septembre que le mois d'Août 2014 était le plus chaud jamais enregistré depuis le début des relevés météorologiques en 1880. C'est la quatrième annonce de ce genre en cinq mois après celles faites en Avril, Mai et Juin derniers sur les records de chaleur moyenne enregistrés au niveau mondial.

La moyenne pour les mois d’août du XXe siècle était de 15,6°C or la température globale enregistrée en Août cette année a allégrement dépassé les 16°C pour atteindre 16,35°C (correspondant une hausse de 0,75°C). La dernière fois que la Terre a connu un mois d’Août en dessous de la moyenne mondial remonte à l’année 1976. Août 2014 est à ce titre le 38e consécutif qui dépasse les moyennes mondiales.

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La réalité du réchauffement climatique

Fait notable, les années les plus chaudes jamais enregistrées depuis 134 ans sont toutes, à l’exception de 1998, postérieures à l’an 2000. C'est-à-dire que l’ensemble des années de ce début de XXIe siècle (données valable de 2001 à 2013) sont dans le top 15 des années les plus chaudes jamais consignées dans les anales, 2014 étant par ailleurs sur la bonne voie pour en faire parti.

Le calcul effectué comprend deux variables, la température des terres émergées et celle des océans. Il semblerait que ce soit ces derniers qui se sont principalement réchauffés. Alors que les températures prises sur les continents cet été affichaient 14,8°c (soit 0,99°C) d’augmentation par rapport à la moyenne établi au XXe siècle, les océans ont vu leur température grimpper à 16,4°C (+0,65°C).

La carte des "anomalies" réalisée par la NASA et publiée par la NOAA montre clairement que les continents, en particulier l’ouest de la Russie jusqu’au nord de l’Irak, l’extrême est sibérien, le Sahara et le nord de l’Argentine ont connu des pics de chaleur particulièrement élevés. Les océans sont touchés de manière plus diffuse et en profondeur ce qui explique un tel écart de température avec les continents.

Si les scientifiques sont d’accord pour dire qu’on ne peut pas se baser sur une période aussi courte qu’un mois ou une année pour tirer des conclusions sur la modification du climat, l’accélération du phénomène depuis les années 60 et son installation sur la durée sont à l'inverse de bonne raison à leurs yeux pour ne plus douter du réchauffement climatique.

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