Retraites : 5 périodes pendant lesquelles vous n'avez pas travaillé... mais qui vous rapporteront gros
Il n'est pas toujours nécessaire de travailler pour cotiser. Dès lors, cela signifie que certaine période d'inactivité professionnelle peuvent tout de même ouvrir des droits à la retraite. La liste.

Le saviez-vous ? S’il n’est à priori pas possible de prétendre à une réelle retraite sans travailler, cela ne signifie pas qu’il soit nécessaire d’avoir passé l’intégralité de sa carrière à s’acharner à la tâche pour décrocher le taux plein ! En effet, ce dernier dépend de deux facteurs : le respect de l’âge légal de départ - aujourd’hui fixé à 62 ans minimum et automatique à partir de 67 ans - ainsi que le nombre de trimestres cotisés, note le journal Pleine Vie sur son site. Souvent, on parle également de "durée d’assurance".

Or, il est tout à fait possible d’acquérir des trimestres sans pour autant avoir à travailler. Les plus fortunés des contribuables, par exemple, peuvent parfois se permettre de les acheter. C’est une opération d’autant plus onéreuse qu’elle n’a généralement de sens qu’en fin de carrière ; pour ne pas risquer qu’une réforme change drastiquement les règles du jeu avant la liquidation des droits  et ne rende l’acquisition (laquelle se chiffre potentiellement à plusieurs milliers d’euros) caduc.

Comment obtenir des trimestres de retraite sans travailler ?

Fort heureusement, il existe aussi des alternatives nettement moins coûteuses pour les autres. Plus de détails à ce propos dans notre diaporama.

Attention, cependant ! Dans l’essentiel des cas, ces trimestres supplémentaires ne permettent pas de gonfler le montant de votre pension passé le taux plein. Ils sont pensés pour rendre possible l’accès à une pension calculée sans minoration… pas pour l’augmenter. Vous n’en aurez donc pas nécessairement besoin si votre carrière n’a pas été hachée.

1 - Les congés maternités

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1 - Les congés maternités

En France, le congé maternité permet de valider des trimestres de cotisations. Si la naissance est survenue avant 2014, indique Notre Temps, le trimestre civil pendant lequel s'est déroulé l'accouchement est d'office validé. 

Dorénavant, la règle est différente : ne sont validés des trimestres de cotisations que pour chaque période de 90 jours d'indemnités journalières perçues au titre de la maternité.

2 - Le temps passé à élever les enfants

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2 - Le temps passé à élever les enfants

Quiconque a élevé son enfant peut obtenir jusqu'à 8 trimestres de cotisations supplémentaires. 4 d'entre eux, note Notre Temps, sont décernés au titre de la maternité ou de l'adoption ; le reste pour avoir assuré son éducation.  Dans certains cas (enfant handicapé, par exemple), il est possible de doubler cette majoration.

3 - Le congé de reclassement rémunéré

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3 - Le congé de reclassement rémunéré

"Lorsqu'une entreprise d'au moins 1 000 salariés envisage un licenciement pour motif économique, elle doit proposer à chaque salarié concerné un congé de reclassement. Ce congé est d'une durée variable. Il a pour objet de permettre au salarié de bénéficier d'actions de formation et de l'aide d'une cellule d'accompagnement des démarches de recherche d'emploi", écrit le site du service public. 

Ce congé, précise Pleine Vie, ouvre droit à des cotisations même sans avoir travaillé.

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4 - Chômage et Arrêts maladies

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4 - Chômage et Arrêts maladies

Au chômage comme en arrêt maladie vous continuez à valider des trimestres de cotisations... A condition, cependant, d'être indemnisé ! Cependant, même en cas de fin de droit, vous pourrez bénéficier de report si vous avez côtisé suffisamment longtemps.

5 - Le service militaire

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5 - Le service militaire

Si votre service militaire a duré au moins 6 mois, vous avez continué à acquérir des trimestres de cotisations pendant cette période ; à raison d'un trimestre pour 90 jours d'incorporation. Attention, le maximum est fixé à 4 trimestres par année civile.