Le récent accord Agirc-Arrco n'est pas sans conséquence. Si celui-ci avantage bon nombre de retraités, il défavorise en revanche les actifs. Explications.

Une réjouissance en demi-teinte. Si le nouvel accord Agirc-Arrco 2019-2002 prévoit d’indexer les pensions sur l’inflation et réduit le nombre de personnes concernées par le malus, il dessert toutefois les futurs retraités, rapporte Capital. Car si l’on se penche sur les détails de cette mesure, on s’aperçoit qu’ils devront en effet cotiser plus longtemps pour obtenir le même niveau de pension.

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Il faudra travailler davantage

Les salariés décidant de partir dès l’âge du taux plein au régime de base écoperont d’une pénalité de 10% pendant trois ans. Pour y échapper, il leur sera nécessaire de liquider leurs droits un an plus tard. Ceux travaillant au-delà bénéficieront alors d’un bonus temporaire.

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Autre sujet fâcheux, la valeur d’achat du point, qui sera réindexée sur les salaires pour les quatre années à venir. Ces points obtenus grâce à vos cotisations tout au long de votre vie active permettent de définir le montant annuel de votre future retraite complémentaire. Cette année, la valeur annuelle du prix d’achat du point Agirc-Arrco est fixée à 17,0571.

Pour gagner un point Agirc-Arrco, il faut donc cotiser à hauteur de 21,66 euros (17,0571 euros auxquels on ajoute le taux d’appel - prélèvement supplémentaire appliqué sur les cotisations ne générant pas de nouveaux droits à la retraite - de 127%). Comme le rappelle le magazine économique, "l’évolution de la valeur de service du point, qui permet de calculer le montant de la pension, est quant à elle fixée sur l’inflation".

Problème, ce n’est pas le cas de la revalorisation des salaires qui est généralement plus importante que l’inflation…