L'engouement ne se dément pas. Entre 2008 et fin 2018, le nombre de Français vivant au pays du Soleil levant est passé de 7 000 à plus de 10 000 selon les chiffres du quai d'Orsay.

Loin de l’affaire Carlos Gohsn, le Japon arrive en troisième position des destinations préférées des 18-24 ans pour s’expatrier, d’après un récent sondage Yougov. Le pays propose depuis le mois dernier deux nouveaux visas pour les travailleurs étrangers.

Mais venir travailler, que ce soit comme salarié ou comme entrepreneur, dans ce pays de plus de 126 millions d’habitants ne s’improvise pas. Certes, vous pouvez y venir sans aucune démarche, simplement avec votre passeport français et votre billet de retour. Mais vous ne pourrez alors y rester que 90 jours au maximum et il vous sera alors interdit de travailler.

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Pour un séjour au long cours, plusieurs possibilités s’offrent à vous. « Premièrement, si vous avez déjà trouvé un emploi dans le pays, votre employeur fera alors pour vous une demande de certificat d’admissibilité, indispensable avant toute demande de visa. Ensuite, pourra être lancée la procédure de demande de visa de travail », explique Davy Le Doussal, avocat français travaillant dans un cabinet à Tokyo. Le visa de travail va dépendre de votre profession et de la région dans laquelle vous occuperez votre emploi. Vous pouvez être détaché dans une filiale japonaise d’une société française, via le visa dit de « transfert intra-entreprise », après avoir passé au moins un an dans la société-mère en France.

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