Traduction, plomberie, baby-sitting… Les sites de "jobbing" permettent aux particuliers qui souhaitent arrondir leurs fins de mois de proposer des services contre rémunération. Plus de détails.

YoupiJob, Frizbiz, Jemepropose… Une douzaine de sites de "jobbing" sont apparus depuis un an et demi. Il s’agit de sites sur lesquels des particuliers qui souhaitent arrondir leurs fins de mois proposent leurs services contre rémunération. 

Comme l’explique l’AFP, il suffit à un internaute de publier sur le site sa requête et la rémunération qu’il est prêt à verser. Il peut ensuite choisir parmi les "jobbeurs", c’est-à-dire ceux qui se portent candidats pour réaliser le travail. Ainsi, un couple qui souhaite, par exemple, déménager des meubles peut demander de l'aide aux internautes en les informants à l'avance du travail à effectuer et de la somme qui lui sera donnée. Le choix du travailleur se fera ensuite en fonction de son profil et des avis laissés par d'autres "employeurs".

Un concept né de la "flemme" d’aller acheter des croquettes

Le "jobbing" est apparu pour la première fois en 2008 aux Etats-Unis. C’est l’américaine Leah Busque qui a lancé le concept en cherchant quelqu’un pour aller acheter les croquettes de son chien. Initialement nommé Runmyerrand ("fais mes courses"), le site est désormais rebaptisé TaskRabbit, précise l’agence de presse. Pas moins de 1,25 million de membres sont comptabilisés.

En France, le "jobbing" n’a réellement émergé qu’au printemps 2013, explique Anne-Sophie Novel, auteure de La vie Share, mode d’emploi.

Le "jobbing" favorise-t-il le travail au noir ?

Si le "jobbing" permet à des personnes aux revenus trop faibles ou inexistants de gagner un peu d’argent en proposant leurs services sur ces sites spécialisés, il pourrait faire concurrence aux artisans et autres travailleurs traditionnels. A cette critique, le cofondateur du YoupiJob Bertrand Tournier rétorque que "si un jour, on (le "jobbing" ndlr) concurrence l'artisanat, ce sera une concurrence complètement loyale."

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En outre, le "jobbing" est parfois accusé de favoriser le travail au noir. "On est dans cette fameuse zone grise parce que c'est une économie émergente, qui se structure", explique Anne-Sophie Novel.

 > Vidéo sur le même thème : "jobbing", mode d'emploi

mots-clés : Site internet

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