François Hollande a promis ce lundi une baisse rapide des cotisations salariales... Tous les détails avec Planet.fr.
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© AFPLors de son allocution télévisée lundi soir dernier, le président de la République en a profité pour faire un geste envers les ménages en promettant une "baisse rapide des cotisations payées par les salariés". Le problème, c'est que François Hollande n'a pas donné de détail. Cependant, un scénario semble se détacher ces derniers temps. Il s'agirait de baisser les charges salariales.

Dans les faits, ce sont principalement les bas salaires qui seraient concernés. Cette baisse des charges devrait être financée par la disparition de la prime pour l'emploi actuellement versée à 6 millions de foyers dont les revenus sont les plus faibles. Pour le moment, on ne connait pas les conditions précises de mise en place comme le calendrier, ou la limite de rémunération pour bénéficier de l'abaissement des charges. En effet, le problème de l'année de transition, avec financement de la prime pour l'emploi et abaissement des charges en simultané, n'a pas été réglé.

Une suppression de la prime pour l'emploi et du RSA ?Une simulation du Trésor public montre qu'une baisse des cotisations salariales pour ceux qui touchent moins de 1,3 SMIC permettrait de réduire les cotisations de 4,3 points, et d'augmenter le salaire net des personnes au SMIC de 60 euros chaque mois. Le gouvernement pourrait également débloquer 2 à 3 milliards d'euros pour les ménages afin de compenser les pertes de ceux qui touchaient la prime pour l'emploi.

Par ailleurs, le gouvernement envisage d'améliorer le fonctionnement du RSA que reçoivent les travailleurs les plus pauvres : "Nous pourrions soit faire progresser le montant du RSA activité plus vite que l'inflation, soit simplifier son fonctionnement pour les les publics concernés y aient davantage recours." Mais le gouvernement planche aussi sur la suppression cumulée de la prime pour l'emploi et du RSA pour une baisse des charges salariales encore plus importante.

Un parallélisme avec la baisse des charges patronales Les Echos rappellent que 2 ménages sur 3 qui pourraient bénéficier du RSA ne le demande pas, en partie parce que cela est trop compliqué. Quant à la prime pour l'emploi, le fait qu'elle soit différé dans le temps complique quelque peu son fonctionnement...

Du côté de l'Elysée, on veut surtout montrer qu'on en favorise pas plus les entreprises que les ménages : "le parallélisme avec les baisses de charges patronales prévues dans le pactes de responsabilité aurait du sens". En effet, résultat : les cotisations sont moins élevées, le pouvoir d'achat augmente, et la compétitivité également.

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