D'après une récente étude, près d'un salarié sur deux subirait des incivilités au travail, que cela soit de la part de clients ou de ses collègues. Quelles sont ces inciviltés ? Vous touchent-elles aussi ? Les détails de l'étude avec Planet.fr.

Collègue bruyant, désordre sur le bureau, impolitesse... Les Français se plaignent de plus en plus de souffrir d'incivilités au travail. Selon une étude du cabinet Eléas, spécialiste de la lutte contre les risques psychosociaux, presque un salarié sur deux en vit au travail. Xavier Alas Luquetas, président du cabinet, explique au Figaro : "Au cours des enquêtes que nopus menons chez nos clients, nous avons pu constater que c'est une préoccupation croissante des salariés". Et selon 46% des personnes interrogées, ces comportements progressent ces dernières années.

La plupart du temps, selon l'étude, les comportements incivils seraient commis par des personnes extérieures à l'entreprise, des clients ou des visiteurs, qui ne disent pas bonjour, ou se permettent de manquer de respect à l'entreprise ou aux salariés y travaillant. Pour lutter contre ce problème, un groupe d'entreprises s'est réuni depuis 2009 pour la prévention des incivilités, parmi lesquelles on compte Monoprix, Picard, la Ville de Paris, la Poste, ou la SNCF. Ces entreprises discutent des bonnes pratiques afin que les clients ne se montrent pas incivils avec les employés. Rien qu'à la Poste, on fait face à 7 000 à 8 000 incivilités par jour. Un directeur général a spécialement été nommé pour aider les employés à gérer le phénomène.

Odeur, désordre, conversation à voix haute...
Mais selon près de la moitié des sondés, ce sont leurs collègues qui font preuve d'incivilité au travail. Il leur est en effet reproché de parler trop fort au téléphone pour une conversation privée, déranger régulièrement leurs collègues dans leur travail, avoir un bureau sale ou en désordre, montrer de l'ennui lors de réunion, incommoder leurs collègues par des odeurs.

Le président d'Eléas explique que la crise a eu des conséquences sur le sujet : "les entreprises manquant d'effectifs, les salariés ont une charge de travail plus lourde... Lorsqu'on a moins le temps, on est moins attentif à l'autre. Et lorsque le climat dans l'entreprise est mauvais, que les salariés craignent pour leur emploi, ils ont aussi tendance à surinterpréter chaque geste. La sensibilité à l'incivilité augmente".

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Il ajoute que "l'incivilité a ceci de particulier qu'elle est sournoise. Les pires incivilités sont celles qui, comme le fait de ne pas dire bonjour, nient l'individu, qui se sent dévalorisé, interchangeable si elles sont fréquemment répétées. Au final, ces incivilités peuvent impacter négativement sur l'ambiance d'un service, et sur son fonctionnament... Mais pour le moment, les entreprises n'y prêtent pas attention.
mots-clés : Travail, Emploi, Bruit, Odeur, 2009

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