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Les hikikomori sont ces milliers de jeunes Japonais qui vivent reclus chez eux, parfois depuis des années. Un phénomène qui inquiète car, outre l'enjeu en matière de santé publique, il représente une menace pour une économie nipponne qui manque de bras.

Agathe Parmentier, auteure expatriée au Japon, prépare un roman sur ce sujet. Durant des mois, elle a enquêté sur ces « forces vives » de la nation japonaise qui décident de se retirer du monde.

Qu'est-ce qu'un hikikomori ?

Si l’on se base sur la définition du Ministère de la Santé japonais, est hikikomori l'individu qui refuse de quitter son domicile et de s’impliquer dans des activités sociales en dehors du cercle familial. Pour « mériter » l’appellation, il ne faut souffrir d’aucune pathologie psychiatrique ou de retard mental significatif. Il s’agit d’un comportement d’évitement plus que d’une agoraphobie. La définition exclut également celles et ceux qui répondent à ces critères pour une durée inférieure à six mois.

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Pourquoi vous intéressez-vous à ce sujet ?

 

L'hikikomori interroge le rapport à la sphère sociale, au travail, à la réussite. D’autre part, je comprends l’envie - voire le besoin - de se couper du monde. En arrivant au Japon, j’ai immédiatement perçu et apprécié le fait que ma méconnaissance de la langue et mon statut d’étrangère me maintiendraient à la marge. Je suis venue au Japon pour essayer de comprendre un pays qui, lors de ma première venue, m’avait intriguée. A l’époque, je m’étais dit : "C’est drôle, c’est coloré, c’est enfantin et violent… Je ne comprends pas". Et je déteste ne pas comprendre ! L’écriture de mon blog pourquoitokyo.fr m’a permis d’initier une...