Aux responsabilités depuis 2001, celui qui rêvait d'un destin présidentiel va dès la semaine prochaine laisser sa place de maire de Paris. Si certains le voient au gouvernement, lui reste évasif sur son avenir préférant insister sur la nécessité qu'il éprouve à prendre l'air.
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Une place au gouvernement ? Une retraite méritée ? Un rôle dans l’associatif ? Nul ne le sait vraiment. Conformément à ses engagements, le premier maire socialiste de Paris va tourner la page. Dès lors, celui qui va laisser son siège à Anne Hidalgo ou Nathalie Kosciuzko-Morizet reste évasif sur son avenir. Néanmoins, plusieurs pistes, dont celle d'un retour en politique, restent envisageables.

Une place au gouvernement

Suite au premier tour des élections municipales caractérisé par une alarmante poussée du FN, la question d’un remaniement, qui était déjà maintes fois évoquée avant le désaveu de dimanche, est plus que jamais remise sur la table. Ce remaniement, si toutefois il a lieu, pourrait-il voir l’arrivée de celui qui s’imaginait jadis un destin présidentiel ? Lorsque la question lui est posée fin janvier, l’édile s’amuse à citer son prédécesseur Jacques Chirac, balayant d’un revers de main toute rumeur l’envoyant dans l’équipe gouvernementale : "Quand on a été maire de Paris pendant plus de dix ans, on n'a plus envie de patron".

Même s’il cultive une certaine distance avec le pouvoir, certains de ses proches affirment au contraire que s’il est appelé à jouer un rôle national, il ne saurait le refuser. Ils rappellent ainsi que tous les parcours politiques sont jonchés d’imprévus qui peuvent amener une personnalité politique à revenir au premier plan à un moment donné.

Pour cela, le futur ancien maire de Paris pourrait prendre exemple sur celui qui était le patron de Solférino de 1997 à 2008, et qui est aujourd’hui celui qui pourrait l’appeler dès la semaine prochaine. Interrogé lors du Talk Show Orange-Le Figaro, Bertrand Delanoë avait confié "j'entends prendre du recul, rechercher une forme de lucidité après treize ans de responsabilités lourdes et passionnantes.Cela prend plusieurs mois. Et après je pense que l'engagement devrait prendre des formes nouvelles". Même s’il souhaite quelques instants de repos,Bertrand Delanoë, âgé de 64 ans, ne parle pas véritablement de retraite.

Des envies d’ailleurs

Pour son avenir proche, Bertrand Delanoë exprime le souhait de passer un peu de temps à l’étranger. Déjà en Tunisie, à Bizerte, la ville qui l’a vu grandir et dans laquelle il a prévu de "passer quatre mois" de trève en 2014. Pour le reste, c’est toujours flou. Certains évoquent un rôle en ambassade ou alors auprès de l’ONU quand lui parle pour 2015 d'une année de "voyages, d’engagement au côté des jeunes, d’ONG".

En mai dernier, il avait confirmé sur le plateau du "Supplément" de Canal + ces envies d’ailleurs, tant d’un point de vue géographique que professionnel : "Il y a les associations, des fondations avec lesquelles je suis extrêmement lié, il y a des activités internationales...". Celui qui tient à "laisser la maison en bon ordre" à ses successeurs entend alors vivre de façon plus légère, moins grave exprimant maintenant la volonté de "se marrer". Un repos mérité en somme mais qui ne devrait pas être définitif. En effet, le poids lourd jospiniste n’avait pas manqué de lâcher au Monde"Il ne faut pas m’enterrer trop vite". Message reçu.

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