Depuis 25 ans, le favori des sondages, à six mois de l'élection présidentielle, est loin de remporter la victoire à tous les coups. La preuve.

1981 : mauvaise estimationA six mois de l'élection, le président sortant dispose d'une belle avance dans les sondages. VGE est donc confiant et les pronostiques seront en sa faveur jusqu'au bout même si Mitterrand réduit l'écart peu à peu... Au final, et contrairement aux intentiosn de votes annoncés dans les sondages, c'e le candidat socialiste remportera l'élection !1988 : bonne estimationDans toutes les hypothèses envisagées dans les sondages, pour le second tour, Mitterrand est nettement réélu. Le président sortant y accède ainsi avec une large avance sur Chirac et l'emporte dans des proportions à peu près équivalentes aux prévisions. Les sondages ont vu juste.1995 : la pire estimationFin 94, le premier ministre Edouard Balladur (UDF) caracole en tête des sondages. Annoncé derrière Jacques Delors (PS) au premier tour, il est par contre considéré comme le futur vainqueur. Jacques Chirac, à la traîne, est tout de même vu comme un possible finaliste. Mais quel que soit son adversaire, Edouard Balladur doit l'emporter assez facilement.Rien ne se passera finalement comme prévu. Delors retire sa candidature de peur de ne pas disposer d'une majorité assez forte et Edouard Balladur s'effondre dans l'opinion. Lionel Jospin, remplaçant de Delors pour le PS, et Jacques Chirac iront au second tour, qui sera remporté par le candidat RPR.En se trompant sur l'identité des deux finalistes, les sondages réalisent la plus mauvaise estimation de l'histoire des présidentielles.2002 : encore une (très) mauvaise estimationLes sondages de la fin d'année 2001 sont favorables au président sortant. Chirac bénéficie d'une avance correcte sur son premier ministre de la "cohabitation", Lionel Jospin. Derrière, Jean-Marie Le Pen, avec 9% d'intentions de votes reste considéré comme un candidat marginal. C'est pourtant lui qui accèdera au second tour de l'élection, derrière Jacques Chirac.Pour la deuxième fois consécutive, les sondages se trompent sur l'identité des favoris, Lionel Jospin finissant troisième avec 16,18% des voix...2007 : mauvaise estimation (6 mois avant)

Fin 2006, portée par la primaire socialiste qu'elle a largement remportée, Ségolène Royal devance Nicolas Sarkozy dans les sondages au premier comme au second tour. Là encore, six mois plus tard, les résultats seront contraires aux estimations (même si celles-ci auront basculé dans le bon sens entre temps) : Nicolas Sarkozy battra Segolène Royal et sera élu président.

Illustrations graphiques : Marie Fontaine

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